‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 175 sur 316 · Suaza, l.cit. p · texte numérisé non relu

Suaza, l.cit. p

la force, la volonté de la Diète. Mais la veille de rexécaiion^sur le soir, on le vit tout à coup chanceler sur son siège et tomber à terre. Il était mort. Les schismatiques,efrrayés parce coupé la main de Dieu, n'osèrent pas se présenter aux portes de b cathédrale. L'évoque uniate resta maître de cette église. La grande majorité de son troupeau lui fut fidèle, et, sauf diBs quelques villes principales, les schismatiques ne parvinrent pas à contrebalancer dans ce diocèse le nombre et la puissance des Uniates ^

Mohyla joua son rôle dans les événements qui troublèrent l'église de Wlodimir. Il se montra, comme toujours, violent et rapace ; mais il combattit avec encore plus d'acharnement Tévéque de Chelm, Méthodius Terlecki. La lutte s'était engagée entre eux peu de temps après le couronnement du roi. Mohyla, tout chargé des trophées qu'il rapportait de la Diète, Tint hardiment à Chelm et descendit chez une dame schismatique, qui tenait le premier rang dans la bourgeoisie de cette tille. Terlecki fut averti de son arrivée. Aussitôt il prend avec luiM officier des actes publics, et quelques gentilshommes, et se présente inopinément devant le métropolite schismatique « Que faites-vous ici? lui dit-il. Vous venez comme un loi| < troubler ma bergerie » ; et il lui signifie une protestatioDei forme juridique contre cette injuste agression. L'officierroya en prend acte, les gentilshommes en sont témoins, et Terlecki somme sonadversaire de quitter immédiatement la ville. Mohyli effrayé ne sait que répondre. 11 s'excuse en disant qu'une roae de sa voiture s'est brisée, et qu'il s*est arrêté uniquemcM pour la faire réparer; et il part aussitôt, sans goûter au repas qui lui était préparé. Il prit plus tard sa revanche et lançais Cosaques contre l'évêché de Chelm, où ils commirent d'affre© ravages*.

Devant les commissaires royaux, Terlecki fut aussi résoli qu'en face de Mohyla. Lorsqu'ils réunirent les habitants da Chelm pour faire le dénombrement des Uniates et des schismatiques, l'évêque protesta énergiquement contre ce partap sacrilège de son troupeau ; et quand ils le sommèrent de Utt» aux schismatiques Téglise de l'Assomption de la Sainte- Vierg«>

l.Susza, 1. cit. p. 318.

2. Ib. p. 321. — Szymanski, Notes sur la lettre de S. Josaphat à Sapi^-

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