‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 241 sur 316 · LIVRE YllI · texte numérisé non relu

LIVRE YllI

a dépôt de sa cachette et rapporter, à h faTour de h ouil m « Téglise du monastère ; mais, avant tout, nous devioDs luipatt mettre, sous la foi du serment, de n'en rien dire à persoQsie, Tous prirent rengagement demandé.

Le P. supérieur se rendit alors chez i'intenJanl du prifloe, pour se faire ouvrir le château, et il envoya Janowski et les deux autres laïques chercher un chariot rempli de paille eid? sacs à blé, qu ils amenèrent devant une petite porte derrièrç'i palais. Le maçon qui avaitcaché autrefois le corps de Jftsapbt était déjà averti.

a Le moine, continue Janowski, vint nous prendre eUoiisfl a monter dans le château, le cuisinier et mpi. L'autre bour^eiî a resta près du chariot. A la lueur d'une lanterne sourde, nous ti avons traversé plusieurs chambres, et nous sommes aim^ K dans une grande salle, privée de tout ornement Prèsiim * cloison se trouvait une armoire pleine de vieux objets. Soi M Tavons écartée; et le maçon, sachant bien en quel eadreill tt avait placé le saint trésor, commença à enlever les briqtiesà i{ la muraille dans le plus grand silence.

* Dos qu'il eut ouvert la niche, l'odeur de renfermé naiï « frappa si fortement que je faillis m'évanouir. Tous nous loi u Linies à genoux, et je ne me souviens pas d'avoir jamais ^srii a avec tant deferveur. Je fus saisi d'un tel respect que je d'oss» tt pas lever les yeux. Quand enfin je regardai dans la cach(îlà « je ne pus rien apercevoir, moins à cause de robscurité <|» tf des glaçons verts qui pendaient de la muraille. En relral ^ M cercueil, nous l'avons trouvé couvert d'une mousse verujir^ ce qui tapissait tout l'intérieur de la niche. Nous avons portv»* « châsse jusqu'au chariot, et nous l'avons placée sous la p# a et couverte avec les sacs. Sur Tordre du P. supérieur, n^i* « nous sommes assis dessus, bien à contre-cœur, mot, fiontû* a cocher, sur le devant, Georges le cuisinier au milieu, et nonî (t sommes partis pour rentrer en ville.

« Dans la rue de l'Académie, nous rencontrons plusiem^ « Moscovites ; mais, quoique bien effrayés, nousconliûac-ii? n notre route. « Qui va là? nous crie-t-on — Des bourgeois J^ n Tendroit. — D'où venez-vous? — Du moulin. » — lî>î avaient passé en sortant du château. — « Qu'avez- vous dani"* u chariot? — De la farine. — Pour qui? — Pour le cloître. ^^ M Nous avons subi plusieurs fois cet interrogatoire ; mais naf

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