Szynianshi t. II, p
Un dimanche du mois de juillet 1793, lorsque tous leshabi- (uDts étaient réunis dans l'église des Basiliens pour la grand'messe, Catherine Bryll vintse prosterner aux pieds du P. Timo- I [lèe et lui demanda la grâce de la profession selon la règle de Hiiint Basile sous la forme érémitique. Le Père reçut ses engagements, la revêtit de Thabit religieux et lui imposa le nom de Pélagie. Il expliqua ensuite au peuple le sens de cette cérémoaie et l'avertit d'honorer désormais cette Jeune fille comme une épouse de Jésus-Christ, et de remercier Dieu, qui lui afiil suggéré le dessein de se consacrer au service du bienheumi Juaaphat.
Le sacrifice de la messe fut célébré ensuite avec pompe, etla nouvelle professe reçut la communion selon le rite de l*£glise (irientale, dans laquelle elle venait d'entrer. L'acte de sapro- (fission fut inscrit sur les registres de la Confrérie du saint martyr • Elle le signa et reçut des lettres attestant sa coosé- ( ration au service de Dieu, de saint Basile et du bienheor\m\ Josaphat ; et un moine les lut en chaire devant tont le peuple.
A dater de ce jour, la sœur Pélagie Bryll observa rabstinewe perpétuelle et les jeûnes rigoureux des Basiliens. L'exemple de sa vertu attira plusieurs compagnes autour d'elle. Le P. Tiffloliiée leur fit construire une maison près de l'église etprilsoii de la conduite de leurs âmes avec une tendresse de père. Ces pieuses filles faisaient les trois vœux de chasteté, d'obéissasce i?t de pauvreté, mais en restreignant ce dernier dans des limites imposées par leur genre de vie. Elles s'engageaient en ouireà L^-arderTabstinence perpétuelle de la viande. Leurs principales occupations étaient l'éducation des enfants de leur sexe elle soin de l'église de Saint-Josaphat. Elles entretenaient leiiog^ (ïl les ornements sacrés, paraient les autels, cherchaient M les moyens de procurer la gloire de leur patron *.
Cette oeuvre prospéra tant que le P. Timothée fut supérieur
1 , Les Filles de saint Josaphat portaient Thabit basilien de couleur ^ Ji^U<î, serré avec une ceinture en moire de couleur bleue claire, ornée «* deux bouts du chiffre de saint Josaphat et garnie de franges en argent Ta liin;? chapelet était attaché à la ceinture. Leur manteau couleur bleue clsiti Iqmbait jusqu'aux pieds. Sur la tête elles avaient un bandeau blanc *t lin capuchon violet ; et pour se couvrir le visage, un voile noir toiul*^^ jusqu'à mi-corps.