‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 248 sur 316 · CHAPITRE V. — LE CULTE DE SAINT JOSAPJIAT DE 1763 A · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — LE CULTE DE SAINT JOSAPJIAT DE 1763 A

«t Sa charge d'écuyer Tobligeail à aller souvent la nuit près

« de Téglise desBasiliens. Il la voyait éclairée à l'intérieur par

« une lumière d^un éclat extraordinaire, quoique ce ne fût pas

« une veille de fête et qu'aucune lampe n'y brûlât, comme il

« eut soin de s'en informer. Il ne prêta d'abord aucune atten-

« tionàce fait; mais ensuite il Taperçut plus fréquemment.

« Alors il s'assura par lui-même que lorsque l'église était illu-

« minée pour l'exposition du Saint-Sacrement^ il n''apercevait

« rien de l'extérieur, tandis que cette clarté mystérieuse sem-

« blait jaillir desfenêtres et faisaitparaîtretoutel'églisecomme

« en flammes. Il comprit que ce phénomène était un miracle.

« Plus il y réfléchit, plus il y trouva de motifs pour reconnaître

« Josaphat comme un saint, et 1 Église romaine comme déposi-

« taire infaillible de la vérité ; et bientôt il abjura l'hérésie et

« devint catholique *. »

La gloire du modeste sanctuaire de Biala reçut un dernier accroissement par la fondation d'une œuvre qui sortit de terre à son ombre et fit espérer de grands fruits. Vers 1793, une jeune fille, nommée Catherine Bryll, vivait à Biala dans la piété la plus fervente. Ëntirée dès son adolescence dans la Congrégation des Filles de la Charité, elle avait été contrainte d'en sortir, après treize ans d'une vie exemplaire, pour secourir sa vieille mère, pauvre et infirme. Sa vertu lui avait attiré le respect de tous les habitants de la ville ; et avec le produit de son travail et les secours de quelques généreux amis, elle subvenait sans peine aux besoins de son petit ménage. Remplie d'une confiance filiale envers saint Josaphat, elle avait été délivrée par son intercession d'une grave maladie et de peines cruelles. Par reconnaissance, la pieuse fille consacrait à la décoration de Téglise du saint martyr tout le temps dont elle pouvait disposer. Elle soufiFrail cependant de vivre au milieu du monde, après avoir eu le bonheur d'appartenir aune famille religieuse ; mais elle ne pouvait quitter ni sa pauvre mère, ni Biala. Elle eut alors la pensée de se rattacher à TOrdre de Saint-Basile en qualité d'oblate, spécialementdévouéeau culte du bienheureux Josaphat. Le P. Timothée Szczurowski refusa longtemps d'écouter sa prière ; mais comme la jeune fille revenait à la charge avec des instances toujours plus grandes, il céda.

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