‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 78 sur 316 · Ib. MiracuU 6 et · texte numérisé non relu

Ib. MiracuU 6 et

i4â SAINT JOSAPHAT. — LIVRB VI

€Dtri^dans la ville, en ayant soin de laisser ses équipages hors des murailles, loin des atteintes de la flamme.

Cependant, au lieu de se rendre au château, le métropolite se dirige vers Péglise, pour implorer la miséricorde de Dieu sur celle cité menacée d^une destruction totale. Il était depuis quelque temps en prières, entouré des clercs de sa maison, lorsqu'il se rappela l'incendie du collège de Polock et la miraculeuse iQterventiondeJosaphat.il envoie aussitôt un de ses clercs chercher dans sa voiture un linge teint du sang de Farchevêque martyr, Tétend sur Tautel au milieu de cierges allumés, et fail dire au palatin de recommander sa ville à Josaphat, et que l'incendie serait arrêté par ce puissant protecteur. Après quelques instants de prière, Rutski envoya ses serviteurs sur les différents point de la ville. Ils revinrent les uns après les autres, lui annonçant que le feu ne faisait plus de progrès et diminuait d'intensité. Tout à coup une pluie abondante, mêlée de grûle, tomba sur Zamosc, quoique le ciel fût serein ; les rue& furent en un clin d'œil inondées et Tincendie s*éteignit aussitôt *.

Nous np pouvons raconter ici tous les miracles opérés par sailli Josaphat durant les cinq années qui précédèrent le premier procès ouvert pour sa béatification. Susza en rapporte à lui seul plus de soixante, d'après des témoignages authentiques. Ses récits nous apprennent que les Latins rivalisaient. avec les Ruthènes de dévotion pour le saint martyr, et que plusieurs Pères de la Compagnie de Jésus travaillaient pour sa gloire avec autant de zèle que les Basiliens.

Noas avons vu déjà qu'un grand nombre de miracles furent obtenus par le contact des reliques du saint martyr. Les malades recherchaient en particulier les moindres petits morceaux de son cilice. Averti par des guérisons nombreuses du prîK de ce trésor, le P. Gennadius ne voulut pas s'en dessaisir; mais il eut la maladresse de ne pas le conserver tel qu'il Tavait apporté de Vitebsk. « J'avoue, dit-il ingénument, une faute; «I que j'ai commise, assurément sans mauvaise intention, mais vt bien sottement. Voyant que le cilice de Josaphat était ieinl. *f de sang, je pensai qu'il était trop souillé. Je le fis laver par' 9 nos religieuses, et c'est ainsi qu'on le garde maintenant dans.

1 . t. Rulscii, De vita S.D. Josaphat, altest. — Susza, 1. cit. Miracuî, 44.

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