‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 80 sur 316 · Susza, Curs. vit, p · texte numérisé non relu

Susza, Curs. vit, p

150 çAINT JOSAPHAT. — LIVRE VI

« dans mon cœur que si je survivais, je visiterais son tombeau « i3t son corps. Je sentis aussitôt une amélioration dans ma « santé, et je suis persuadé que je la dois à son intercession. « J'en ai rendu grâces à Dieu et à son serviteur; et maintenant « j^ai recouvré ma santé première et je veux remplir mon vœu. « si le Seigneur me conserve la vie ^ » Le prince écrivait et signait ce récit à Dubno le 2 mai 1628 ; et il fut inséré dans les actes du premier procès fait à Polock pour la canonisation de Jo^aphat.

Aux noms illustres des Czartoryski et des Sanguszko nous pourrions unir ici celui d'Alexandre, duc d*Ostrog-Zaslawskî, descendant des vieux souverains de la Ruthénie, et héritier du prince Constantin Ostrogski; mais nous le retrouverons bientôt dans la suite de cette histoire.

Quoique le palatin de Smolensk,Alexandre Corvin Gosiewski, ne fût pas né dans les premiers rangs de la noblesse, ses talents militaires et ses exploits lui avaient ouvert Feutrée du conseil suprême de la nation, et acquis une grande renommée. On rappelait le Fléau des Moscovites, et on regardait son bras comme une des meilleures défenses de la Pologne. Ce héros arriva un jour en pèlerinage à Polock avec sa femme. Il déposa de riches offrandes devant le tombeau de saint Josaphat, et fit célébrer plusieurs messes dans la cathédrale, en action de grâces, disait-il, pour l'assistance qu'il avait reçue du martyr, dans la maladie et les mille épreuves d'une vie passée presque tout entière au milieu des camps K

Il faudrait parcourir le cercle entier des misères humaines, ppur énumérer tous les prodiges que Josaphat opéra durant ces premières années de gloire. Fièvres, paralysies, maladies des yeux, douleurs de tête, infirmités anciennes et incurables disparaissaient soudainement, dès que le martyr de l'Union était invoqué par des cœurs humbles et pieux. Des traits particuliers signalent à l'attention quelques-uns de ces miracles. Une femme de Polock, nommée Marine, était depuis quatorze ans

1. Nous devons la communication de cette pièce à Tobligeance de M. h prince Ladiglas Czartoryski. Ecrite d'abord en polonais, elle fut traduite ei latin, et insérée dans les actes du procès de béatification.

X Stisza, 1. cit. MiracuL 52. — Sur Gosiewski, V. la Relation du nonci Visconti sur la Pologne en 1636, document qui sera souvent cité dans l suite.

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