SECOND TEMPLE DE CHARENTON
temple à Charenton, et cette coïncidence expliquerait d'une manière très plausible la mauvaise volonté évidente de la reine mère, de son procureur général, etc., à l'égard de S. de Brosse dans les contestations au sujet du Luxembourg (|ue nous avons rapportées plus haut ; la reine, docile aux instructions de son confesseur, ne pouvait être faYOrablc à l'architecte chargé de relever le principal monument où Thé-
8£COND TEMPLE DE CHARENTON. COUPE EN l.ARGICUR
(Réduction d'une gravure de Marot d'après un dcstm de Bro»?c)
résie pouvait se maintenir aux portes de la capitale, et d'où même elle pouvait se propager dans toute la France.
Comme nous l'avons dit ci-dessus le premier temple construit en 1606 à Charenton était vraisemblablement déjà l'œuvre de S. de Brosse. Il fut brûlé, pendant une émeute suscitée par des fanatiques, le 2j ^f»|.fr!ubr<' \(^i\ : u La fur<'tr «l-- «•.• twni.îr tic ccss»n ^|'"* «iti.nid
elle ne trouva plus de matière (i). » Il fallait donc tout reconstruire de fond en comble, mais pendant un an entier les réformés n'obtinrent pas l'autorisation nécessaire. Elle fut accordée seulement à la fin des
troubles, après le traité du roi avec le duc de Rohan (19 octobre
1622) (2) ; le 10 janvier 1623, revenant à Paris, Louis XIII s'arrête à Charenton (3) ; à la fin de février les députés généraux des protestants lui demandent « qu'il contribuât quelque chose pour rebâtir le temple de Charenton (4). » Cela ne fut pas accordé, et les réformés furent « renvoyés â leur propre soin et diligence pour le rétablissement du temple » (4 mars
1623) ; mais le roi ne s'opposa pas à ce que son architecte S. de Brosse fût chargé de