MAISONS ET TERRES A VERNEUIL
inule, entre cour et jardin, un jardin, ou plutôt deux jardins contigus, d'un peu plus d'un hectare.
Autour de la seconde cour carrée, les dépendances sont, pour la plupart, des bâtiments anciens : seule, la maison du fermier, qui touchait à celle du seigneur, a été reconstruite à la fin du xix* siècle. Mais, à sa suite, les écuries, étables, bergerie, poulailler, « toit à porcs », grange, bûcher, remise, puits, n'ont guère dû changer. Un architecte ou un propriétaire moderne n'aurait pas orné une cour de ferme de la jolie petite porte cintrée qu'on voit dans l'un des murs.
Après avoir visité la propriété au vingtième siècle, il nous faut revenir au propriétaire du dix-septième siècle.
Voilà donc, dans ce petit pays de laboureurs où il a beaucoup de parents, l'architecte du roi devenu seigneur d'un fief ; il n'est plus appelé a Salomon Brosse » (quoique son père eût déjà la particule dans la maison de la reine Marguerite, mais non à Verneuil d'abord) ; c'est (( noble homme Salomon de Brosse ». Le seigneur de Beaurepaire lui paie les droits féodaux. La mar(|uise de Verneuil, elle-même, Henriette de Balzac, lui doit « par chacun an » une rente de mille livres qu'il cède à Jacques Tardif, avocat au Parlement, un coreligionnaire, homme d'affaires du Consistoire (i), en 1616. A ce moment S. de Brosse réglait ses comptes avec la marquise, pour laquelle il avait fait divers travaux et avancé des
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