II
Le volume se présente sous une forme remarquablement soignée, avec larges marges, culs-de-lampe et initiales très ornées, gravures sur bois extrêmement nettes, pour la plupart desquelles on paraît avoir employé les planches de la i''^ édition. A la première page on lit : « A Monseigneur,
Monseigneur de Sceaux, conseiller du roy en ses Conseils d'Estat et secrétaire de ses commandemens et ordres.
•Monseigneur,
Cet œuvre du feu sieur Bulant, à présent reveuë, corrigée, augmentée et mise en meilleur ordre qu'auparavant par Monsieur de Brosse, architecte du Roy, estant maintenant destinée à une seconde et plus belle Edition, celuy qui la conduict soubs la presse s'estant remis à moy de la desdier à qui bon me sembleroit, je me suis ingéré de vous la présenter, et luy faire veoir derechef la lumière soubs les auspices de la vostre, sçachant que comme elle est la plus claire et la plus belle de celles qui paressent dans le ciel de la France, qu'aussi illuminant cet œuvre elle y donneroit des clartez bien plus vives et plus relevées, rendant ce louable et admirable labeur (bien que grandement estimable de soymesme), encore davantage recommandable )>
Cette dédicace est signée N. Pilovst. L'épître au lecteur qui suit n'est pas signée, mais est sans doute due au même Piloust qui fait remonter l'initiative de cette publication au libraire Sittart : « Il m'a prié de revoir le discours, le corriger et le polir mieux qu'il n'estoit
auparavant Ce que j'ay faict le mieux qu'il m'a été possible. Mais
après jugeant que le mérite de cet œuvre n'estoit seulement en la fluidité du discours, ains plustost en la disposition et agencement des figures qui n'estoient nullement selon leur ordre, aucunes estant meslees, comme de ce qui est de la Tuscane avec de la Composite, j'ay prié Monsieur de Brosse, architecte du Roy, et l'un des plus beaux esprits de ceux qui se meslent à présent de l'Architecture, de vouloir prendre la peine de revoir et corriger le deffaut qui y pouvoit estre et le rendre en estât digne de t'estre offert ; ce que sa courtoisie m'ayant accordé, je puis dire que je te l'offre comme en sa perfection. »
Un encadrement assez banal, dans la composition duquel entrent les