A HUME
ions de 1588 (démolition de l'ancienne façade ; Jean Bologne est mort en 1608). Le portail comporte six pilastres corinthiens encadrant deux à deux une porte au rez-de-chaussée et une fenêtre au premier étage ; (pour la partie centrale la fenêtre est remplacée par une niche, il y a aussi des niches entre les colonnes 2« et 3^ 4^ et 5% au rez-de-chaussée et au premier étage). La porte principale est surmontée d'un fronton courbe, les portes latérales de frontons triangulaires avec emplacement pour un médaillon ou un buste, ménagé au sommet. Au premier étage au contraire, les frontons des fenêtres latérales sont courbes, le fronton que surmonte la niche centrale est triangulaire. An second étage 011 il n'y a que la partie centrale, comme à Saint-Gervais, la fenêtre entre deux petits pilastres corinthiens est flanquée de deux niches, à droite et à gauche desquelles est encore un autre petit pilastre. Plusieurs autres modèles exposés dans la même salle emploient exclusivement les pilastres et les colonnes d'ordre corinthien : ainsi deux projets de 1586, l'un de don Giovanni de Medici (n° 128), l'autre de Bernard Buontalenti (n° 132).
A Paris même M. L. A^audoyer a fait un rapprochement entre le portail de Saint-Gervais et celui de la petite église dont le dôme s'éleva, de l'autre côté de la rue de Vaugirard, quelques années ou seulement quelques mois avant celui de la porte du Luxembourg : i( Le portail de Saint-Gervais, dit-il, suivit de près (1616) (i), la construction de l'église des Carmes » ; (il est peut-être plus exact de dire que les deux portails étaient en construction à la même époque diaprés les principes pris à une école commune) ; « déjà dans l'ordonnance de cette façade [des Carmes] on peut reconnaître les efforts faits généralement alors par les architectes français pour adapter
(i) Nous avons vu (ci-dessus p. 70) que d'après Le Maire et Sauvai la première pierre du portail de Saint-Gervais fut posée dès 1609 ; « celle de l'église des Carmes fut posée par Marie de Médicis, le 20 juillet 1613. Elle ne fut achevée qu'en 1620. Le nom de l'architecte est resté inconnu. Peut-être est-ce un des religieux venu d'Italie qui en fut l'auteur » (L. Vaudoyer, Magasin pittoresque, 1846, p. 107).