QUARTIER DE L'UNIVERSITÉ ET FAUBOURG SAINT-GERMAIN
(d'après le plan de Mérian)
était « architecte et secrétaire » vingt ans auparavant, était aussi revenue vivre dans ce quartier en 1605 et mourut à Paris en 1615 (1). Le fiis de J. de Brosse allait être employé par le roi, puis par sa nouvelle épouse Marie de Médicis, comme ses parents Du Cerceau. L'histoire de S. de Brosse continue ainsi à être étroitement liée à celle des Du Cerceau, tant au point de vue de ses travaux que pour les affaires de famille.
Jacques Androuet, son oncle, avait reçu en 1595 la charge de construire la seconde partie de la grande galerie du Louvre (2) ; ce beau travail ne fut achevé que peu avant la mort d'Henri IV, et « l’architecte des bâtiments du roi » ne survécut que quatre ans à son maitre ; S. de Brosse fut probablement une des personnes peu nombreuses autorisées à accompagner « avec un archer du guet » (3) le corps au cimetière du faubourg Saint-Germain, rue des Saints-Pères, non loin de la maison des Du Cerceau, au Pré aux Clercs (4); c'était le 17 septem-
sitions que nous retrouverons au palais voisin (le Luxembourg), à Versailles, à Rennes : pilastres entre des panneaux en briques, combles élevés, pavillons d'angle, portique à droite et à gauche de l'entrée, au premier étage ; au fond une vaste salle comme celle des Pas-perdus au Luxembourg ou au palais de justice de Rennes. (Cette gravure a été reproduite par M. A. Lefranc en tête de son Histoire du collège de France, et par M. Hoffbauer, Paris à travers les âges, le petit Châtelet et l'Université, p. 24. Le savant auteur de l'Histoire du Collège de France a bien voulu nous dire qu'il n'avait rien trouvé dans les archives du Collège relativement à S. de Brosse. \
(1) Sur le plan ci-contre, dans l'angle inférieur à gauche, on voit « l’Hostel de ia reyne Margueritte ». 4
(2) France prot., 2° éd, t. I, col. 252.
(3) Une ordonnance de février 1600 appliquant spécialement à Paris les dispositions de l’édit de Nantes, portait en effet : « Ceulx de ladite religion prétendue refformée seront conduicts et portés en terre sans aulcune cérémonie, sçavoir en hiver après sept heures, et en esté après neuf heures de nuict. Et seront tenus les parens et amis des deffuncts faire assister les corps et iceulx conduire par ung archer du guet et les parens du deffunct, si bon leur semble, qui, au retour, seront aussy assistés dudict archer » (Archives de Lyon, communication de M. Puyroche au Bulletin de l'hist. du prot., 1862, p. 358).
(4) Sur le plan reproduit p. 37 on voit dans l'angle inférieur à droite, au-des-
sous du mot S. Père, entre un moulin et un arbre, l'indication de quelques tombes de ce cimetière,