‹ Un architecte français: au commencement du XVIIe siècle: Salomon De BrosseChapitre 36 sur 92 · ENFANTS ET PETITS-ENFANTS DE S. DE BROSSE · texte numérisé non relu

ENFANTS ET PETITS-ENFANTS DE S. DE BROSSE

Verneuil où il habitait en 1635, et la seigneurie du Plessis-Pommeraye, Catherine de Petau avait hérité à Verneuil d’une maison contigué, et de 63 arpents de terres que Paul, au nom de sa sœur et de son beau-frère, vendit à cette date de 1635 au seigneur de Beaurepaire, Charles de Lameth. Dix ans après, par son testament, celui-ci fit donation de ce bien à la chapelle de son château (1).

Tous les enfants de S. de Brosse furent d’abord, comme lui, membres de l'Eglise réformée. Sur les registres de baptèmes de Charenton on a relevé les actes suivants : en 1609 Elisabeth Brosse (peut-être une sœur ou une fille de S. de Brosse) marraine ; dans l'été de 1617 : « Anne de Brosse, fille de Salomon de Brosse, architecte et intendant des batimens du roy et de la royne mère, » marraine, avec Christophe Justel (savant écrivain de ce temps) (2).

Après la mort de S. de Brosse plusieurs membres de la famille devinrent catholiques.

En 1663 « Judicq de Brosse » résidait « en l’abbaye de Montcel », c'est-à-dire chez les religieuses de Saint-Claire, près de Pont Sainte- Maxence dans les environs de Verneuil. Elle est en 1637 appelée — ayant probablement été rebaptisée — « Judith-Cecille » (3).

Dans l’église catholique de Verneuil-sur-Oise, en 1677, la petitefille de Madeleine de Brosse avait pour marraine Claire de Trossy (Torcy), veuve de François Hotman, sieur de la Tour de Saint-Quentin.

Cette même année 1677 en l’église Saint-Sulpice abjuraient deux enfants ou plutôt petits-enfants de Catherine de Brosse : Anne et Gédéon

(1) Acte de vente du 12 septembre 1635 et testament du 2 avril 1645 aimablément communiqués par M. le marquis de Luppé, et reproduits dans nos pièces justificatives, appendice IX et X, p. 267 et 268.

(2) Bull. hist. prot., 1872, p. 266 et 276. Il faudrait plutôt lire : « architecte et ingénieur ».

(3) Acte du 17 février 1637 par lequel François Hotman et Madeleine de Brosse lui vendent leur part du fief de l'Argillière (Bull. hist. Paris, 1883,

de Petau ; ils demeuraient (comme, plus d'un demi-siècle auparavant, leur aïeul), à l'hôtel d'Orléans, c’est-à-dire au Palais du Luxem-

bourg (1).

Il semble que les enfants de S. de Brosse ne purent s'entendre pour le partage de la succession ; la présence d’une mineure — Judith — compliquait les choses; en outre le père avait stipulé pour tel fief qu'il devait être partagé entre tous ses enfants sans aucun droit d’aînesse ni prérogative, attendu que autrement « il n’eût fait icelle acquisition », et ous voyons l'estimation faite à Verneuil par quelques parents et voisins dont les noms nous sont déjà connus : un Du Cerceau, haut fonctionnaire, figure à côté des Tirlet, laboureurs (2), le partage n’a lieu que sept ans après la mort de S. de Brosse ; depuis quatre ans déjà une des héritières, Marie de Saint-Martin, avait renoncé à sa part dans la succession (3). Ce fait a surpris, non sans raison, M. Guiffrey :

(1) France prot., t. III, col. 190.

(2) « Partage de la succession de S. de Brosse entre ses enfants, le 24 décembre 1633 ; Entre noble homme Paul de Brosse, architecte du roi, seigneur du Plessis-Pommeraie, fils et héritier de deffunt noble homme Salomon de Brosse, vivant architecte du roi, et de damoiselle Flourence Metivier ses pere et mere » et ses freres y sœurs, y comprise « Judicq de Brosse fille émancipée et procédante soulz l'autorité de Jean Rucquidor aussy escuier son curateur aux causes, etc exécutans l’estimacion faite desdicts biens par M° Jacques Charpentier, Mouise Androuet du Cerceau, commissaire de l'artillerie dè France, Jean Thirlet l’aisné et Jean Thirlet le jeune, laboureurs, et par Guillaume Héni tous demeurans audict Verneuil, etc. » (Archives dép. de l'Oise, Bull. hist. Paris, 1883, p. 80).

Au Plessis Pommeraye « on voit succéder, avec M. de ia Brosse indiqué comme habitant Verneuil en 1636 Michel Dumont, écuyer » (D' BoURSIER, Histoire de Creil, Paris, Picard, in-8°, 1883, p. 47).

(3) Minutes de M° Brault, notaire à Montfort l’Amaury, 1620, t. II, fol. VIII xx v° ; acte publié par M. A. de Dion dans le Bull. soc. hist. Paris de nov.-déc. 1882 : « Elle renonce purement et simplement à la succession de feu noble homme Salomon Brosse (sic) son père, qu’elle avoit apprehendée sous benefice d'inventaire ; jure et affirme. que tous les biens d’icelle succession sont demeurés entre les mains de dame Florence Mestivier veuve dudit feu sicur Brosse, sa mère, etc Fait au Moulinet, le 27 novembre 1620. »

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