‹ Un architecte français: au commencement du XVIIe siècle: Salomon De BrosseChapitre 68 sur 92 · COUR DE IA REINE · texte numérisé non relu

COUR DE IA REINE

angle nord-ouest

l'entrée de cet escalier ne peuvent échapper à personne. Les anciens escaliers figurés par I. Silvestre aux quatre angles de l’édiñice n'étaient pas davantage dérobés.

M. de Nozxac, dans La création de Versailles, estimait « impossible de localiser le récit de la journée des dupes. L'escalier dérobé… était-il l'escalier à vis qui débouche près de l’'Œiïil de Bœuf ? Rien à vrai dire, ne porte à le penser. » Suit cette appréciation dont nous venons de contester le bien fondé : « C’est en tout cas le seul reste intact et par cela même précieux du château primitif. » M. BarirroL (Louis XIII à vingt ans, p. 656) déclare qu’ « il n’est pas possible de l’attribuer à l’époque Louis XIII, une inspection des plans permettant de constater que cet escalier aurait été pratiqué dans un mur qui eût été insuffisant pour le contenir, et qu'au surplus cet escalier eût débouché audessus du fossé dans le vide ».

M. Coùüarp (L'intérieur du château, etc, p. 47), écrit : « Si, comme le dit

Du côté de l’ouest, la galerie basse ne longe pas immédiatement l’ancienne façade : elle en est séparée par un étroit couloir servant aux calorifères, descente aux caves, etc. Les salles 33, 32 et 30 occupent la largeur de l’ancien bâtiment, mais la salle 33 s'étend plus vers le sud et la salle 30 moins vers le nord. De ce côté, vers la cour des cerfs, le mur de la salle 29 seul subsiste encore comme vestige de l'ancien mur apparent à l'extérieur. Contre la salle 29, des constructions nouvelles ont été édifiées dès 1690.

Si nous parcourons le premier étage en prenant le même point de départ dans l’ancien pavillon sud-est, nous constatons que la salle des gardes du roi (120, au-dessus de 35, 36, 37) s'étendant jusqu'à la cour verte, est plus large que l’ancienne aile méridionale : la largeur de celle-ci est conservée dans l’antichambre du roi (121, au-dessus de 34) qu'un corridor sépare de la cour de la reine : l'embrasure où est percée la porte de communication entre ce corridor et cette antichambre, ainsi qu'un renfoncement voisin, marquent l'emplacement de deux des fenêtres qu'on voit sur la gravure d'I. Silvestre (1).

La salle de l'Œil de Bœuf (123, au-dessus de 33) avance plus au sud que l’ancien batiment principal mais a conservé sa largeur, ainsi que la chambre du roi (124, au-dessus de 32) et la salle du Conseil (125, audessus de 30) au fond de laquelle un renfoncement marque jusqu'où s’étendait jadis au nord le bâtiment. Dans la chambre 126 (au-dessus de 29) une alcôve a beaucoup augmenté la largeur primitive, dans le salon 127 (au-dessus de 28) la paroi extérieure primitive subsiste et est visible de l’autre côté dans le cabinet des chasses (128) et l'escalier des maîtresses. Le « cabinet du roi » (130) est la seule pièce qui ait depuis l’origine, conservé ses dimensions intactes, mais au nord, extérieurement, le vieux mur a disparu sous diverses additions.

Valdori la scène qui «se passa publiquement dans la chambre du roi » fut précédée d’un entretien « dans le cabinet de ce monarque » où il avait été introduit « par un escalier dérobé » on peut alors admettre que Richelieu monta les degrés de l'escalier à vis qui permettait de passer, sans être vu, de la chambre du comte de Soissons dans le cabinet du Roi. Dans l’état actuel de

nos connaissances historiques il y aurait témérité à se prononcer formellement ». (1) Vue du côté de l'Orangerie.

Montons enfin au-dessus du premier étage : ce ne sera pas la partie la moins intéressante ni la moins neuve de notre visite, car on ne c'était pas avisé, jusqu'à présent, de pousser de ce côté les investigations. Gravissons l’escalier à vis proche de la cour du Dauphin ou de la Reine. De place en place, dans la surface concave des murs de pierre blanche, à portée de la main, d’étroites niches rectangulaires ou prismatiques servaient à abriter les chandelles qui éclairaient le sombre passage. Sans nous arrêter, au premier étage, à la salle de l'Œil de Bœuf, nous arrivons, au second, sur le pourtour extérieur d’une toiture (1) qui paraît bien être une partie de la toiture primitive. Un revêtement en plâtre la recouvre (sur la face opposée, tout autour de la salle de l’'Œil de œuf, Se trou- e vent les sculptures de la « frise dés-=enfants \», par Van Cleve).

Un petit escalier fort étroit permet de s'élever jusqu'au haut de

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