‹ Un architecte français: au commencement du XVIIe siècle: Salomon De BrosseChapitre 9 sur 92 · VERNEUIL ET SES ENVIRONS 2T · texte numérisé non relu

VERNEUIL ET SES ENVIRONS 2T

Sortant de l’agglomération proprement dite de Verneuil on longe au pied de la colline méridionale les vieux murs de l’ancien parc du château qui dominait toute la belle vallée et le riant vallon latéral ; de l’autre côté, à gauche, il y a un étang. Après quelques centaines de pas dans la campagne, on arrive à une autre agglomération, d’aspect analogue et presque aussi importante que le chef-lieu de la comimune : c'est Montlaville (jadis Amont-la-Ville, c'est-à-dire au-dessus de la ville). Et presque aussitôt on voit émerger au-dessus des habitations quelconques le toit élevé de la « maison jaune » qui domine toutes ses voisines. C’est une œuvre de S. de Brosse, de grande allure dans sa simplicité, que nous décrirons en temps et lieu. Une image isoderne qu'on vend dans le pays la désigne comme « fief de Saint- Quentin où naquit S. de Brosse » ; étant donné qu'il a construit cette tour, il est évidemment né ailleurs, mais probablement dans le voisinage immédiat. |

D'après la tradition locale que m'a rapportée l’un des plus vieux habitants, « presque tout le pays » appartenait à S. de Brosse, exagération facile à comprendre dans ce hameau où, seul des anciens Pabitants, il a laissé un monument durable de son séjour. En dehors de sa maison cependant, mais dans les abords, se retrouvent quelques autres détails d'architecture des xvi® et xvri® siècles ; ainsi une fort belle cheminée, de vastes proportions, surmontée d’ornements finement sculptés (cartouche ovale, etc.) ; elle contraste singulièrement avec les objets qui l'entourent aujourd'hui dans une pièce en contre-bas de la route, au rez-de-chaussée d’une maisonnette située du même côté que la « maison jaune », un peu plus loin, sur la route de Fleurines.

Au sortir de Montlaville on entre dans la forêt de Hallatte et au bout d’une demi-lieue, arrivé à un carrefour, si l’on prend à droite la « route Bourbon » qui file directement, par un tracé accidenté, vers Saint-Firmin et Chantilly, on arrive en quelques minutes à une grande clairière. À main gauche, à la lisière du bois, la maison d’un garde porte le nom de l’Argillière, fief qui appartint aussi à S. de Brosse, comme à notre droite les terres de Malassise et du Plessis- Pommeraie, dont deux fermes indiquent l’emplacement sur le plateau.

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