RÉPONSE DE M. DE MARIGNY A LA LETTRE PRECEDENTE
22 Mars 1768.'
M. Massé,
« Vous ne devez point douter, Monsieur, que ce ne soit avec un véritable regret que je me vois contraint de différer le payement de ce qui reste dû à la succession de feu M. Massé, pour les arrérages de sa pension et appointemens échus au jour de sa mort, suivant l'état que vous m'en avez addressé, et qui est exact; les sentimens que j'ai toujours eus pour cet habile artiste doivent vous être garans du plaisir que j'aurois à procurer ce payement en entier et sans délai à ses héritiers. Mais les circonstances actuelles s'y opposent d'une manière invincible, je ne tarderai cependant pas, à ce que j'espère, à ordonner le payement de ce qui reste dû pour l'année 1765, et vous pouvez compter sur mon attention à profiter des circonstances favorables pour accélérer le payement du surplus. »
Malgré toutes nos recherches, nous ne sommes pas parvenu à découvrir la solution définitive donnée à cette réclamation. A la fin du xvme siècle, les créanciers des Bâtiments du Roi attendaient souvent quinze ou vingt années le règlement de leurs mémoires. Les héritiers de Massé ne furent sans doute pas malgré la protection de M. de Marigny, traités plus favorablement que les autres.
d'hui samedi 26 septembre 1 767; signé : Chenu avec paraphe.
Les originaux desdits testament et codicilles, ont été déposés à Me Bioche, l'un des notaires à Paris soussignés, avec le procès-verbal d'apposition de scellés dudit maître Chenu cidessus daté et le tout a été controllé et vu au greffe des insinuations du Châtelet de Paris, à Paris, par Langlois et Caqué, ce jourd'hui 28 septembre 1767; signé : Dulion et Bioche avec paraphe. A côté est écrit : scellé lesdits jour et an ; R. L. avec paraphe.
Insinué à Paris le 20 novembre 1767. Reçu pour le droit du testament et codicilles 674 livres 1 sol, y compris les 16 sols pour livre, signé : Caqué.
Et plus bas est écrit, lu et publié à l'audience du Parc-Civil du Châtelet de Paris tenante et au long registré au registre des publications dudit Châtelet, aux fins y contenues, ce requérant Me Maugis, procureur,
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par nous écuyer, conseiller, secrétaire du Roy, maison, couronne de France et de ses finances, greffier de ladite audience soussigné, le samedi 28 novembre 1767, signé : Desprez.