Pièce 123 (dossier Joly de Fleury). Inédite
2. Ainsi le supplice du chevalier de La Barre a commencé à 5 heures du malin pour s'achever à C heures du soir.
3. La question, aux termes de l'art. IX de l'Ordonnance, était donnée en présence des commissaires, et modérée, .variée on
(( Réponse. — 11 peut l'avoir dit,' mais il ne s'en « souvient pas.
ce D. — A-t-il appris à Moisnel la chanson com- « mençant par ces mots :
Un jour que Saint-Cyr naquit Il fut grand'fête en l'aradis, etc.
« R. — Il l'a chantée, mais il ne l'a pas apprise à
c( Moisnel.
r. — At il profané une hostie?
c( R. — Le chevalier nie énergiquement. » Ici les bourreaux s'emparent du condamné et le
soumettent aux premières tortures.
Le procès-verbal continue :
« Le condamné appliqué à la question *. » Demande du juge au condamné. — « A-t-il appris
(( à Moisnel la chanson commençant par ces mots :
Un jour que Sainl-Cyr naquit Il fut grand'fête en Paradis, etc.
« R. (comme précédemment). — Il l'a chantée « mais il ne l'a pas apprise à Moisnel.
aggravée suivant les caprices de ces officiers. A quelque genre de question qu'on appliquât le palient il fallait avoir attention « qu'il ait été auparavant huit ou dix heures sans manger ». Et là-dessus les érudits commentateurs citent Zacchias, in Quœst. medico-legal., t. I, liv. vi, tit. 2, et Jul. Clar. et Farinacius.
1. Il s'agit ici de la question des brodequins. On enfermait, pour la donner, les pieds, les jambes et les genoux du patient entre quatre planches de chêne, deux en dedans et deux en dehors, qu'on liait ensuite fortement avec des cordes. Cela fait, on enfonçait à coups de maillet un certain nombre de coins entre les deux planches du milieu, un aux chevilles et les autres au niveau des genoux : il y avait quatre coins pour la question ordinaire et hait pour la question extraordinaire.