‹ Un bacille des gangrènes cutanéesChapitre 12 sur 27 · CRE) ACT ES · texte numérisé non relu

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O8s. V. — Purpura avec phlyctènes et escarres des jambes.

D... (Alexandre), cinquante-quatre ans, garçon d'hôtel, entre à l'hôpital pour une éruption polymorphe des deux jambes datant de quinze jours environ. Le début s'est fait sous forme d'un petit élément bulleux ou même légèrement pustuleux, de la dimension d'un

Fic. 4. — Observation VI. Gangrène cutanée primitive. (Photo Schaller.) Musée des photographies de l'Hôpital Saint-Louis.

grain de mil à la partie moyenne de la face interne de la jambe droite. Cette pustule s'est étendue, puis elles’estrompue et desséchée ; autour de cette lésion initiale se sont greffés des lésions croûteuses et un érythème d'ailleurs discret. Cinq jours après apparait une éruption purpurique sous forme de pétéchies qui envahissent les deux jambes. Enfin sur les ulcérations consécutives aux bulles se développent des escarres sèches noirâtres. L'état général est excellent; la rate est un peu grosse. Le malade sort guéri au bout de quinze jours.

Os. VI. — Gangrène cutanée primitive étendue et disséminée (fig. 1).

M®° R..., cinquante-sept ans, ménagère, entre à l'hôpital Saint- Louis, dans le service de M. Ravaut, pour une gangrène cutanée ; elle a eu des ulcères de la jambe gauche récidivants, qualifiés ulcères variqueux en 1927. À la suite d'un petit furoncle, il se forme, en septembre 1929, une vaste plaie de la région trochantérienne droite qui prend d'emblée un caractère gangréneux et ne tarde pas à atteindre 25 à 30 centimètres de diamètre. La plaie est horriblement fétide, à bords taillés à pic, à fond sanieux, remplie de bourgeons charnus sphacélés. La lésion progresse sous forme de bulles qui s’ulcèrent à la périphérie de la plaie et se transforment en lésion de sphacèle. D’autres plaies analogues se développent à la jambe gauche. Cette malade n’a pas eu d’autre antécédent pathologique qu’une pleurésie en 1920. Les réactions de Wassermann et de Hecht sont négatives. La température oscille autour de 38°, mais l’état général est très mauvais; les lésions progressent et la mort semble fatale. En décembre 1929, à la suite d’injections intraveineuses de 0 gr. 45, 0 gr. 30, 0 gr. 45 d’arsénobenzol et de pansements à l’arsénobenzol, l'évolution s'arrête d'emblée, la plaie se désinfecte, se comble, et tend vers la guérison ; la suspension du traitement amène en février 1930 une nouvelle poussée d'une extrême violence : la gangrène réapparaît et s'étend ; un traitement au cacodylate de soude, au cyanure de mercure, d'ailleurs rapidement interrompu pour cause de stomatite, n'amène aucune amélioration, bien au contraire. On reprend le traitement à l’arsénobenzol en atteignant rapidement la dose de 0 gr. 90: la plaie perd, dès lors, son caractère gangréneux, se referme, l’état général s'améliore et tout permet d'espérer une guérison prochaine.

Oss. VII. — £'scarre sacrée de décubitus.

Le malade est un cachectique confiné au lit à la suite d’une paralysie générale ; l'escarre a 10 centimètres sur 13 centimètres environ.

O8s VIII. — Æscarre sacrée de décubitus.

Le malade a une escarre plus vaste que la précédente ; c’est un hémiplégique parvenu à la phase terminale.

O8s. IX. — J'umeur bourgeonnante greffée sur un ulcère de jambe.

Le malade est porteur d'une vaste tumeur d'aspect encéphaloïde, recouverte de bourgeons noirâtres d'odeur extrêmement fétide, la biopsie vérifie le diagnostic d’épithelioma lobulé à globes épidermiques.

O8s. X. — Ulcère chronique de jambe.

Il s'agit d'un vaste ulcère atone de 10 centimètres sur 15 centimètres survenant chez un syphilitique ancien; on voit très nettement de petits bourgeons charnus sphacélés et du pus bleu.

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Pons XL. — Ulcère chronique de jambe.

L'ulcère taillé à pic au centre de téguments es infiltrés et pigmentés, verruqueux, poses de nombreux petits points noi-

râtres Rens

Ons. XII. — Uleère chronique dé ie

La malade a des ulcères variqueux récidivants, malgré une saphénectomie pratiquée quatre ans avant; de place en place se voient de petits bourgeons charnus sphacélés, au centre (desquels est) fait le ae pour l'ensemencement.

Oss. XIII. — Ulcère chronique de jambe.

L'ulcère est recouvert dans son quart inférieur par une ellieute. noirâtre de 3 à 4 centimètres de diamètre, légèrement adhérente à

l'ulcère.

O8s. XIV. — Uicère aigu inflammatoire de jambe.

L’ulcération localisée à la malléole externe est inflammatoire, récidivante, douloureuse ; le centre de l’ulcération est recouvert d’une croûte noirâtre.

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