‹ Un bacille des gangrènes cutanéesChapitre 14 sur 27 · ASSOCIATIONS MICROBIENNES · texte numérisé non relu

ASSOCIATIONS MICROBIENNES

En cuiture pure (hémoculture).

Streptocoque, staphylocoque, B. culis.

Streptocoque.

Streptocoque, staphylo- .

coque.

Streptocoque, staphylo-

coque.

Streptocoque, B. cultis, B.

pyocyanique.

Streptocoque.

Streptocoque.

Abcès, escarre après un passage.

Abcès, escarre après un passage.

Escarre sans passage.

Spirilles, streptocoque, B. lertius.

Streptocoque pyocyanique, B.

perfringens.

B. pyocyanique, streptocoque.

Escarre sans passage.

Escarre sans passage.

B. pyocyanique, streptocoque.

Streptocoque, staphylo-

coque.

Escarre sans passage.

Streptocoque.

solution de sublimé à 1 p. 1.000 ; le sulfate d’orthoxyquinoléine à 2 p. 10.000 tue le bacille. ;

Bouillon simple. — En vingt-quatre heures, la culture est extrèmement abondante et se caractérise par un trouble uniforme, épais ; un anneau se forme à la partie supérieure et un dépôt notable au fond du tube. Par agitation, des ondes moirées se dessinent. La culture dégage une odeur extrêmement fétide

rappelant les gangrènes putrides. Cette fétidité peut disparaître

plus ou moins complètement après de nombreux passages sur bouillon; mais, dans les premières cultures, ce caractère de fétidité extrème paraît constant.

Parfois, surtout au bout de deux ou trois jours d’étuve, il se forme à la surface du liquide une épaisse pellicule grisâtre.

Dans les cultures de quinze à vingt jours, le liquide s’éclaircit légèrement et le dépôt est ose one les cultures de PAU sieurs mois ne s’éclaireissent pas entièrement.

Bouillon glucosé. — La culture est aussi abondante que sur bouillon simple.

Gélose inclinée. — Le bacille pousse très abondamment for-

mant un enduit blanchâtre à reflets irisés, assez épais, crémeux, mais il n’est nullement filant, ni gélatineux ; il envahit toute la surface de la gélose en vingt-quatre heures. Ensemencé dans l’eau de condensation, il monte en vingt-quatre heures jusqu’en haut de la gélose, tantôt en une couche uniforme, tantôt sous

forme de strates superposées. Ce caractère n’est d'ailleurs pas

constant : dans 1/3 ou 1/4 des cas, il n’a aucune tendance à grimper le long de la gélose. Dans ce milieu l’odeur fétide est moins prononcée qu'en bouillon, cependant elie existe et se reconnait même sans déboucher le tube.

Eau peplonée. — La culture est abondante et rapide.

Eau de levure. — Le bacille pousse abondamment en vingtquatre heures.

Pomme de terre qlycérinée. — La culture est abondante en

quelques Jours sous forme de traînée blanchâtre, épaisse et crémeuse ; il n'y a aucune modification de la coloration du milieu.

Bile. — La bile ne favorise pas mais n'empêche pas la cul-

ture.

TT. Mieux anAéRoBIES. — Le bacille pousse abondamment à l'abri de l’air sur bouillon simple ou mieux sur bouillon glucosé à 2 p. 1.000. IL donne en vingt-quatre heures des cultures abondantes avec un dépôt important au fond du tube et dégage une odeur putride à l'ouverture du tube.

Gélose Veillon. — Le bacille donne des colonies nombreuses apparaissant en vingt-quatre heures dans toute la hauteur du tube. Ces colonies lenticulaires sont très finement

Fic. 3. — Culture en bouillon de quatre jours.

arborescentes; à la loupe elles sont revètues d’un très fin duvet. Il n'y a pas de dégagement de gaz : la gélose n'est pas fragmentée.

Isolement. — L'isolement peut être aisément réalisé par deux procédés (en milieu aérobie et en milieu anaérobie).

Sur gélose inclinée il est très facile d'utiliser le procédé des cultures grimpantes en ensemençant le pus très dilué dans l'eau de condensation; au bout de vingt-quatre heures il suffit de repiquer la partie supérieure de cette gélose pour avoir une culture pure. Ce procédé est pratique, mais il ne permet pas

d'éliminer les autres bacilles possédant la PORÈE de donner des cultures grimpantes.

Aussi nous avons préféré la technique d'isolement préconisée par M. Weinberg pour un certain nombre de microbes aérobies,

mais anaérobies facultatifs : en ensemençant une culture très diluée sur un grand nombre de géloses profondes il est très facile d'obtenir en vingt-quatre heures des colonies isolées et d'ensemencer les milieux usuels pour avoir des cultures pures.

IV. VirauitTé — La vitalité du bacille est très grande. Il vit plusieurs mois dans les cultures : nous avons pu repiquer des cultures vieilles de huit à dix mois venant de bouillon, conservées à la température du laboratoire dans des tubes HER au coton. Les cultures sur gélose peuvent être repiquées après trois à quatre mois, même lorsqu'elles présentent un degré de

dessiccation avancé.

V. ACTION SUR LES COMPOSÉS ORGANIQUES. — 1° Production d'indol. — La plupart des souches ne produisent pas d’indol en ‘eau peptonée. Sur 14 souches étudiées, {4 seulement ont donné une réaction positive par le procédé d’Ehrlich.

2° Propriétés protéolytiques. — Les propriétés protéolytiques du bacille sont extrêmement variables. Tantôt ce pouvoir est considérable (souche IT), tantôt il est nul. Dans la majorité des cas cependant, le pouvoir protéolytique est important et se manifeste surtout avec netteté vis-à-vis du lait et de la gélatine.

Gélatine. — Généralement, la liquéfaction est abondante et rapide. Dès la vingt-quatrième heure, après l’ensemencement par piqûre, il se forme un entonnoir de liquéfaction de coloration blanchâtre, très opaque. Puis, en deux à trois jours, cet entonnoir se transforme en un anneau complet de liquéfaction de 2 à 3 centimètres de hauteur occupant toute la zone supérieure. Enfin le tube entier peut être liquéfié en quatre à cinq jours. D’autres souches, au contraire, n’attaquent nullement la gélatine; elles s’y développent sous forme de cultures en clou ou d’arborisations en feuilles de fougère, et en restent à ce stade même après un mois ou deux de cultures.

Tous les intermédiaires existent entre ces deux types extrêmes. Sur gélatine inclinée, la culture est rapide, abon-

Lait. — Le lait est En attaqué de façons très diverses. Habituellement la caséine est attaquée très rapidement; parfois la coagulation se fait en vingt- quatre ou quarante-huit heures, mais la plupart du temps le lait est digéré sans avoir été coagulé; dans d’autres cas il y a coagulation en fins grumeaux, puis redissolution progressive du caillot. La réaction est

; £ K t # LS

Fic.’4. — Cile.

alors neutre ou très légèrement alcaline. Cette digestion est d’une durée très variable ; tantôt elle est complète en vingtquatre ou quarante-huit heures, tantôt elle demande dix, quinze ou vingt jours. Enfin parfois le lait n'est nullement attaqué.

Sérum coaqulé. — Le sérum coagulé est attaqué et digéré dans la majorité des cas. La liquéfaction commence à se manifester dès le deuxième ou le troisième Jour; ‘en tubes scellés la liquéfaction continue à se produire, et en quinze jours à un mois elle peut être complète.

R Bante et nt et forme des cupules dans bee zones d'ense= . mencement. PAT

OT

Blanc d'œuf. — Le cube de blanc d'œuf est attaqué lentement et progressivement. En un mois il devient complètement transparent, il est légèrement ambré et aminci.

Bouillon viande. — En bouillon glucosé, additionné de viande, il se produit un noircissement plus ou moins intense suivant les souches.

En bouillon additionné de cerveau ou de foie, le noircissement est intense : il se forme à la surface du cerveau et du foie un véritable dépôt d'une substance noirâtre.

3° Propriétés saccharolytiques. — Les milieux sucrés sont également attaqués de façons très diverses. Cependant la fermentation du glucose et de la glycérine a été constatée dans les 14 cas étudiés. La fermentation du lactose n’a été observée que dans deux cas. Quant aux maltose, levulose, galactose, saccharose, ils ne sont pas virés habituellement, mais peuvent l'être par certaines souches; le virage reste définitif lorsqu'il s'est produit.

4° Propriétés hémolytiques. — Le bacille ne produit pas d’hémolysine dans les cultures en bouillon simple ou glucosé.

VE. AcrION RÉDUCTRICE. — Gélose au rouge neutre. — Le bacille est un réducteur énergique, le rouge neutre est toujours très rapidement réduit en vingt-quatre heures. Ce phénomène s'accompagne d’un abondant dégagement de gaz qui fragmente la gélose, et d’une légère fluorescence.

Production d'hydrogène sulfuré. — Le bacille produit habituellement de l'hydrogène sulfuré et les géloses au plomb noircissent généralement, fortement et rapidement. Cependant,

dans 3 cas sur 14, nous n'avons pas observé de noircissement de la gélose.

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