‹ Un bacille des gangrènes cutanéesChapitre 16 sur 27 · NAS UE · texte numérisé non relu

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bacilles de la gangrène cutanée est suivie d’une légère réaction générale, mais qui a généralement disparu dès le lendemain.

Par voie intramusculaire. — Les réactions sont à peu près identiques, mais elles gagnent lentement de proche en proche le tissu cellulaire sous-cutané et la peau ; généralement, il n'existe qu'un empâtement diffus el profond. Quand les lésions évoluent vers le sphacèle de la peau, ce n'est que le quatrième ou cinquième jour, et l’escarre s’élimine normalement.

Dans un cas, où nous avions inoculé la dose massive de 3 cent. cubes de culture de la souche IT dans la cuisse d’un cobaye, dans le but de voir si cette dose serait mortelle, nous avons constaté une escarre qui s’est étendue jusqu'aux pattes antérieures, mais sans réaction générale importante, et, malgré ces lésions étendues, le cobaye n'est pas mort.

Avec les germes isolés par hémoculture, ou après certains passages, les réactions sont très différentes : l'animal meurt avant qu'aucune lésion locale ne se soit manifestée. Quelques heures après l'injection on voit l'animal haletant, le poil hérissé, la respiration très rapide. Souvent, à ce tableau, s'ajoutent des paralysies plus ou moins complètes qui portent surtout sur les pattes postérieures immobilisées en extension spasmodique; et l'animal meurt généralement dans un délai de vingt-quatre à trente-six heures.

A l’autopsie, au niveau de l'inoculation, on trouve un gros œædème, une sérosité abondante légèrement rosée, mais non hémorragique, sans aucune lésion de sphacèle. Parfois, à l'ouverture de l'abdomen, il existe des lésions hémorragiques, l'exsudat péritonéal est sanguinolent et les viscères très rouges, la rate est un peu congestionnée, noirâtre, les poumons sont peu altérés, le péricarde souvent infiltré de sérosité, le sang du cœur contient le bacille à l'état pur. On le trouve sur frottis ou par hémoculture.

Larix. — Le lapin réagit plus énergiquement encore que Le cobaye au bacille de la gangrène cutanée; parfois on obtient chez le lapin des escarres alors que le cobaye n'avait pas réagi et avec des doses moindres. Chez le lapin il est rare d’être obligé d'atteindre la dose de { cent. cube pour produire la gangrène; souvent quelques gouttes suffisent.

Le D bte peut être faite par voie oh à donner des Bu: résultats très nets, mais, avec les cultures virulentes, Je résultat est plus rapide et plus net encore par injection intradermique. ee = L'escarre est généralement beaucoup plus étendue chez le lapin que chez le cobaye (fig. 7); avec 1/4 de centimètre cube

de culture de vingt-quatre heures en bouillon, à l’aide de la

Fic. 7. — Escarre consécutive à l’inoculation de culture sous-cutanée (lapin).

souche II, nous avons obtenu des escarres de 10 centimètres de long sur 3 ou 4 de large.

Les réactions générales semblent également un peu plus vives que chez le cobaye. Quelquefois les souches de ce microbe provoquent des lésions à évolution extrèmement rapide.

Nous avons injecté par voie veineuse 1 cent. cube de culture I isolée d’une hémoculture ; la mort est survenue en trente heures. L’autopsie a montré la présence d'un exsudat péritonéal sanguinolent, le foie était un peu gros, la rate conges-

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tionnée, le péricarde infiltré de sérosité; le bacille a été retrouvé dans le sang du cœur.

Souris. — La souris est très sensible à l’action du bacille: d'une façon à peu près constante, avec la dose de 1/4 de centimètre cube en injection sous-cutanée la mort survient en vingt-quatre heures par septicémie : à l’autopsie, par ponction aseptique du cœur, le bacille se trouve aisément à l’état pur; malgré des passages nombreux sur la souris, nous ne sommes pas arrivé dans l’ensemble à exalter sensiblement la virulence des germes. Mais ce pouvoir permet cependant de doser la virulence des souches et le pouvoir anti-infectieux des sérums, alors que ce dosage est très difficile chez le lapin ou le cobaye.

Avec des doses moindres, ou avec des dilutions progressives de culture, la mort peut survenir beaucoup plus tardivement, plusieurs Jours, voire même plusieurs semaines après; ou bien l'animal guérit.

Dans l'ensemble les lésions cutanées gangréneuses sont rares chez la souris ; cependant le liquide injecté fuse parfois jusqu'à la paroi ventrale et provoque à ce niveau une escarre noirâtre identique à celle du lapin ou du cobaye.

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