PASS
F16. 10. — Lapin ayant reçu 3/4 de centimètre cube de culture sept jours après l’inoculalion. L'escarre s’est éliminée et a laissé une ulcération.
F16. 14. — Lapin ayant reçu 3/4 de la même culture, mais traité par l’arsénobenzol intra-veineux sept jours après l'inoculalion.
ge
Ro RE
D. . Vipegnd,d D MTERTE Digne SE SAP ere « LA ESA SES ? 1 T LE RU e Fe La Re ect ‘
Le HER
2 kilogr. 530 qui avait reçu par voie veineuse 2 centigr. 5 de 91% dissous dans 2 cent. cubes d'eau physiologique n’a présenté aucune escarre, ni même aucune lésion purpurique, tout s'est borné à un petit abcès enkysté (fig. 11).
Cette analogie entre les résultats cliniques et expérimentaux du traitement par l’arsénobenzol nous a semblé d'autant plus intéressante que, dans un cas comme dans l’autre, il n'existait pas de spirilles. |
On ne peut donc pas admettre dans ces cas le rôle des spirilles pour expliquer la production de la gangrène, ni le rôle antispirillaire du 914 pour expliquer la guérison de ces gangrènes.
D'une façon générale, il nous semble que beaucoup d'auteurs concluent souvent trop facilement à la présence de spirilles par la simple constatation de l’action heureuse d’un traitement par l’arsénobenzol.
En réalité beaucoup de lésions gangréneuses sont liées à la présence du bacille décrit par M. Milian, elles sont améliorées par le 914, car Le 914 agit directement sur ce bacille, comme le montrent les résultats expérimentaux.
D'autres bacilles d'ailleurs sont extrêmement sensibles à l'action de l’arsénobenzol, même in vivo, tel le bacille diphtérique qui reste cantonné parfois pendant de longues semaines dans le pharynx de cerlains porteurs de germes, et qui ne disparaît qu’à la suite d'attouchements à l'arsénobenzol (M. Ravaut).