‹ Un Baiser anonymeChapitre 27 sur 34 · SCÈNE ONZIÈME. 3Î · texte numérisé non relu

SCÈNE ONZIÈME. 3Î

RENÉ

Ore te est devenu cachottier.

LUCIE

Quel air Gaston avaiuil en vous quittant ?

RENÉ

L’air préoccupé, inquiet, agité...

HENRIETTE

Mais enfin, M. de Marsac ne s’est pas abîmé dans une trappe avec trémolo à l’orchestre, A la façon ,tjcs diables du fui je ?».. Il a dû dire un mot de nature à vous mettre sur la voie, mon ami ?

RENÉ

Vous avez raison, chère Henriette ; mais je no sais si je dois m’expliquer devant madame de Marsac.

LUCIE

C’est donc bien grave?

RENÉ

Ce serait grave, en effet, dans la bouche d’un mari qui n’aimerait pas sa femme... mais de la part do Gaston qui, chacun le sait, madame, n’a pas cessé de vous adorer comme au premier jour...

HENRIETTE

René, dispensez-vous de tout panégyrique. Le moment est mal choisi pour chanter les louanges de M. de Marsac.

En6n, qu’a-t-il dit?

RENÉ

Eh bien ! j’ai cru comprendre qu’une personne...

HENRIETTE

Une femme ?...

RENÉ

Vous l’avez dit... Est en possession de quelque important secret qui le concerne.

H ENRIETTE.

Et M. de Marsac vous paraît avoir un vif intéièt à ce que ce secret ne s’ébruite pas ?

RENÉ

Un intérêt capital !

HENRIETTE

C’est clair comme de l’eau de roche, (a Lucie.) * Ton mari^ en ce moment même, est chez moi, insistant pour voir la chanoinesse.

RENÉ

Madame de Beaubuis?

HENRIETTE

Précisément.

RENÉ

Mais elle n’est pas à Paris, que je sache?

HENRIETTE

Eh! non... Elle est à Nice... Il en est informé à présent; et me voilà forcée de renoncer à ma vengeance.

RENÉ

Quelle vengeance?

HENRIETTE

C’est juste, vous n’êtespasau courant. Vous savez bien : la

'•U René, Henriette. Lucie.

Page 1