‹ Un Bal aux Vendanges de Bourgogne, folievaudeville en deux actesChapitre 25 sur 62 · LEVASSEUR , JAUNET · texte numérisé non relu

LEVASSEUR , JAUNET

LEVASSEUR , en scène.

Eu fin !

M*' JAUNKT.

Parlez... Nous n’avons pas une minute à perdre.

LEVASSEUR

Jaunei ?..

M“* JAUNET

11 est ù Versailles jusqu a demain.

LEVASSEUR

Oh! femme adorable !.. Jusqu a demain! Oh!

j’en ai une crampe dans le gras du mollet.

(11 va pour s'appuyer sur le dos du fauteuil qui se recule ; Levasseur manque de tomber.)

U- JAUNKT.

Qu’est-ce qui vous prend ?

Je me croyais tout prêt du fautenil , et (Il rc | garde.) j’ai fnilli choir.

U* # JAUNET

Étourdi.

LEVASSEUR

J’ai des billets pour le bal que donne M. Chicard.

(Il pose son chapeau sur le fauteuil , pour tirer le

billet de son portefeuille ; le chapeau roule à terre.)

u“* JAUNET.

Regardez donc ce que vous faites.

LEVASSEUR

Je vos tout de travers, ce sont vos attraits qui m’eblouissent.

«"• JAUNKT.

Taisez-vous , fiatteur !

FÉLIX , caché.

Esl-il geutil ?

LEVASSE! R

I/* paquet que j’ai fait déposer ce matin...

\l a * J AU.NET, le tirant de dessous le comptoir.

Le voici.

C’est un magnifique costume turc que je revêtirai. In fiacre à l'heure nous attend à deux pas d’ici.

NICOLE, en dehors.

Madame, je ne trouve rien.

M"* JAUNKT.

Voyez dans le rhiflbmiier.

LEVASSEUR

Elle ne le trouvera pas davantage, n’est-ca

pas?

LUDOVIC, A part

Méchant !

U— JAUNET

Vous devinez tout. (Minaudant) Vous êtes un homme charmant.

LEVASSEUR

Ah! répétez, répétez; c’est la première fois que je me l'entends dire.

M“* JAUNET, mignardant.

Oui , oui , vous êtes un homme charmant.

LEVASSEUR

Ah ! je me sens défaillir... prêta défaillir de... Ali! ali! (il cherche de la inaiu le fauteuil, qui s'éloigne dès qu'il va y toucher.) Ce diable de fauteuil, on dirait qu’il e$l toujours en mouvement.

Il est à roulettes.

LEVASSEUR

Amie chère !.. ma belle... j’oserai dire Vénus! dans ce moment si solennel et si beau, avant de nous retrouver entourés d'importuns...

CHARLES, A part

Il se croit seul.

LEVASSEUR

Ne m 'accorderez-vous pas la récompense de dix-sepl mois de soins constans et de cqor assidue! Votre farouche vertu me refusera-t-elle encore.

M"* JAUNET, baissant les yeux.

.Monsieur Levasseur, demande-t-on comme ça.

tout de suite, sans préparation ! D'ailleurs, si Nicole...

LEVASSEUR

Puisqu'elle cherche.

At« : Cnit à ut* Iwilnw. • ***»» *- mj.itt..

Il faut . ma déesse ,

l.\ BAL AUX VENDANGES DE BÜL’HGOGNE.

Qu'un gag’ de tendresse.

De l'ardeur qui m’ presse,

Couronne les feux !

Soyer moins cruelle,

Qu'un baiser, ma belle ,

D’un ami fulèle,

Comble tous les vœux !

M m * J Al N ET.

.Y ajoutez pas au trouble de mon âme.

LUDOVIC

Il embrass’ra.

LEVASSEUR

Je réclame un baiser.

CHARI ES.

N'embrassera pas.

levasseub.

O délirante femme t FÉLIX.

Il embrass’ra.

LEVASSEtia.

Peux -tu le refuser!

¥"* JAlWtT.

Je dois le refuser. .

, LUt l»uil lv c»U, «l Lmmk'ut lYnilii9.tr.'

FÉLIX

Ça y est.

ENSEMBLE

USVASSEOB.

Il faut , ma déesse, etc.

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