LEVASSEUR , JAUNET
LEVASSEUR , en scène.
Eu fin !
M*' JAUNKT.
Parlez... Nous n’avons pas une minute à perdre.
LEVASSEUR
Jaunei ?..
M“* JAUNET
11 est ù Versailles jusqu a demain.
LEVASSEUR
Oh! femme adorable !.. Jusqu a demain! Oh!
j’en ai une crampe dans le gras du mollet.
(11 va pour s'appuyer sur le dos du fauteuil qui se recule ; Levasseur manque de tomber.)
U- JAUNKT.
Qu’est-ce qui vous prend ?
Je me croyais tout prêt du fautenil , et (Il rc | garde.) j’ai fnilli choir.
U* # JAUNET
Étourdi.
LEVASSEUR
J’ai des billets pour le bal que donne M. Chicard.
(Il pose son chapeau sur le fauteuil , pour tirer le
billet de son portefeuille ; le chapeau roule à terre.)
u“* JAUNET.
Regardez donc ce que vous faites.
LEVASSEUR
Je vos tout de travers, ce sont vos attraits qui m’eblouissent.
«"• JAUNKT.
Taisez-vous , fiatteur !
FÉLIX , caché.
Esl-il geutil ?
LEVASSE! R
I/* paquet que j’ai fait déposer ce matin...
\l a * J AU.NET, le tirant de dessous le comptoir.
Le voici.
C’est un magnifique costume turc que je revêtirai. In fiacre à l'heure nous attend à deux pas d’ici.
NICOLE, en dehors.
Madame, je ne trouve rien.
M"* JAUNKT.
Voyez dans le rhiflbmiier.
LEVASSEUR
Elle ne le trouvera pas davantage, n’est-ca
pas?
LUDOVIC, A part
Méchant !
U— JAUNET
Vous devinez tout. (Minaudant) Vous êtes un homme charmant.
LEVASSEUR
Ah! répétez, répétez; c’est la première fois que je me l'entends dire.
M“* JAUNET, mignardant.
Oui , oui , vous êtes un homme charmant.
LEVASSEUR
Ah ! je me sens défaillir... prêta défaillir de... Ali! ali! (il cherche de la inaiu le fauteuil, qui s'éloigne dès qu'il va y toucher.) Ce diable de fauteuil, on dirait qu’il e$l toujours en mouvement.
Il est à roulettes.
LEVASSEUR
Amie chère !.. ma belle... j’oserai dire Vénus! dans ce moment si solennel et si beau, avant de nous retrouver entourés d'importuns...
CHARLES, A part
Il se croit seul.
LEVASSEUR
Ne m 'accorderez-vous pas la récompense de dix-sepl mois de soins constans et de cqor assidue! Votre farouche vertu me refusera-t-elle encore.
M"* JAUNET, baissant les yeux.
.Monsieur Levasseur, demande-t-on comme ça.
tout de suite, sans préparation ! D'ailleurs, si Nicole...
LEVASSEUR
Puisqu'elle cherche.
At« : Cnit à ut* Iwilnw. • ***»» *- mj.itt..
Il faut . ma déesse ,
l.\ BAL AUX VENDANGES DE BÜL’HGOGNE.
Qu'un gag’ de tendresse.
De l'ardeur qui m’ presse,
Couronne les feux !
Soyer moins cruelle,
Qu'un baiser, ma belle ,
D’un ami fulèle,
Comble tous les vœux !
M m * J Al N ET.
.Y ajoutez pas au trouble de mon âme.
LUDOVIC
Il embrass’ra.
LEVASSEUR
Je réclame un baiser.
CHARI ES.
N'embrassera pas.
levasseub.
O délirante femme t FÉLIX.
Il embrass’ra.
LEVASSEtia.
Peux -tu le refuser!
¥"* JAlWtT.
Je dois le refuser. .
, LUt l»uil lv c»U, «l Lmmk'ut lYnilii9.tr.'
FÉLIX
Ça y est.
ENSEMBLE
USVASSEOB.
Il faut , ma déesse, etc.