LES QUATRE JEUNES CENS
C’est fait; sa déesse,
D’un gag’ de tendresse.
De l’ardeur qui le presse ,
Couronne les feux l Elle n’est pas cruelle.
Et I' baiser d’ la belle ,
De Tarai fidèle,
Comble tous les vœux !
m“* JAUNET.
Je suis sa déesse. ,
Ab! que ma tendresse.
De sa douce Ivresse ,
Couronne les feux!
Sans être infidèle.
Femme ne peut-elle.
D’un cœur plein de xèie ,
Combler tous les vœux.
CHARLES, * parc
Nous voilà cinq.
NICOLE, en seins.
Cherche qui voudra , j*v renonce.
M"* JAL.NET
Croyez-vous, qu'abusant de la complaisance de M. Levasseur, je l'aurais fait attendre jusqu'à demain... Il est parti.
lldovic, à l’oreille de Nicole.
Amour de mensonge !
NICOLE, a M"* JauneL
C'est pas ma faute, je tT trouvais rien.
M m * JAUNET.
Fermez la porte , niaise, et suivez-moi.
NICOLE
Ah ! mon Dieu.
M“* JAUNET
M’entendez-vous? Je ne sais vraiment où vous avez la tete ce soir.
NICOLE
Dans mon bonnet, madame. (Allant vers la porte.) 11 n'y a que ce moyen. (A Ludovic, en passant.) Je la laisserai tout contre, et vous pourrez partir.
Ludovic , à part.
Je n’en ai plus envie.
ll“* JAUNET.
Allons, fermez donc ! Qu'est-cc que vous regardez là?
NICOLE
Le ciel est bien couvert, j’ai peur de l’orage.
M“" JAUNET
Vous mettrez la rouverturc par-dessus vos oreilles, ça fait que vous n'entendrez rien.
Ludovic, & part.
Bravo î
M“* JAUNET
Hein?
NICOLE
Qu’est-cc?
M“* JAUNET, effrayée.
F.st-ce qu’on n'a pas parlé ?
NICOLE, froidement.
C'est dans la rue.
(Elles disparaissent toutes les deux.)
M“" JAUNET
Venez, trop entreprenant personnage, (Elle le conduit vers l’armoire, au fond.) que je VOUS montre mon rosltimc pour ce soir. (Elle tire la coulisse.) Voyez ces dominos bleus.
CHARLES, à part.
II y en a une collection !
M n * jaunf.t.
Je prendrai le plus frais.
LEVASSEUR
Le plus semblable à vous.
FÉLIX
Ah! le scélérat, où prend-il tout ça?
NICOLE, en dehors.
Ah! ma foi, madame!..
M"* JAUNET, A Levasseur.
Nicole !.. Entrez là , qu’elle ne vous voie plus.
(Elle le pousse dans l’armoire et retire brusquement
U coulisse.)