SCENE IX
Les Mêmes, m- POUPELIN, OLYMPE, en giande toilette.
Madame Poupelin a un béret à plumes, une robe
de satin rose, et joue de l’éventail en sc donnant un genre.
ENSEMBLE
OLYMPE et M** POUPELIN.
Air : Fragmenlde /’ introduction de Diavoto.
Vive un joli bal ,
C’est comme en carnaval On peut sc divertir :
C’est l’instant du plaisir.
Ce cos!um’ charmant ,
Nous vaudra certain’ment ,
Ici, d’plus d’un galant Le r’gard et {'compliment.
ARTÉNOB et POUPELIN.
Vive un joli bal ,
C’est comme en carnaval On peut sc divertir!..
C’est l’instant du plaisir , Tache . . *
Tachons "“a n * e0#Dt De paraître galant ,
Et séduis
Séduisons promptement La fille et la maman l
poupeli s , prenant Olympe par ta main , bai , Prend* ton .ir agréable , olympe . d part.
Que veut-il m’ proposer ?
• AitrÉxon , d Olympe.
Je .leur vous épouser Si j'en étal» capable.
olympe, étonn/c.
Voua v’nez pour êtr' mon mari f M”' PULPEUX.
Quoi, ton mari ,
Ce grand bouffi 1
axtéxûb. Bouffi ?...
pot'PELiit. Oui, oui, let c'est un’ jolie surprise que lu m'a faite U ma louloule..
chut !..
IMÉKOB et POCPEL1S.
Vive uo juli bal, etc. , etc.
si— porpELi!*. Ah ! ça voyons, qu’est-c* que c’est que c’ jeune homme-IA, i la fin?
pocpEi.ix. C’est monsieur l’Ànténor Piuchelct , lu sais.
astéxoh. Vous savei , j’ose croire , Madame , que tous êtes toujours pour moi dans les mSmcs dispositions que par le passé ?
m— pocpEi.ni , d part , Que ragots qu'y m’ font donc U ?
pocfelix, d sa femme. Allons, allons , j’snis tout, l’es t’un’ fcniin' charmante,
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embrasse-moi et fais-cn znutant à noir’ gendre. [Bas.) lia cinquante mille francs.
m“* pocpelin. lia cinquante mille francs !
[Courant d Anténor les bras ouverts.) Mon»
sieur mou gendre, voulez-vous biennie permettre de vous la souhaiter bonne et heure me ?
nie l*c iu brasse.
anténor. Accompagnée de plusieursau- Ires.
olympe « bas d son pire. Mais , papa , ce pauvre Schonmann.
pou p BLi K , bas à Olympe, Tais-toi zou j’tc déshérite.
anténor. Croyez, Monsieur, Madame et Mademoiselle, que je suis très flatté d’entrer clans une famille aussi distinguée que la vôtre.
Pocpelin. Oli! pourc’qu’cst d’ça , notre famille est assez zluipéc.
m** pocpelin. D’abord , mon mari zest suisse.
anténor. Ab î Monsieur est Suisse...
compatriote de Guillaume-Tell ?
pocpelin. Guillaume-Tell ? je n’ai pas connu celui-là. ( A part.) C’n’était peutêtre qu’un simple portier.
artékob. C’est lui qui a eu la gloire d’affranchir son pays.
pocpelin. J’ u’oi jamais affranchi qu’ des lettrts.
m“* pocpelin. Moi, je suis cordon bleu.
anténor , très-étonné. Cordon bleu ? [A part.) Cordon bleu, ça ne peut être qu’une chanoinesse ou une décorée de juillet...
c’est une chanoinesse.
m’" pocpelin. Quant ù ma fille , elle est attachée au service particulier d’Mnd’moiselle.
anténor , rivement. Au service de Mademoisille ! mais c’est superbe ! alors, vous avez le droit d’enlrcrà la cour?
pocpelin. A la cour? j’n’cn sors pas, même que j’suis chargé de veiller...
anténor. Comment , vous avez une chargea la cour ?
olympe bas d Poupclin. Dites donc, papa, je crois qu’il est un peu timbré, votre jeune homme.
pocpelin, bas à sa fille. C’est 1’ bonheur qui lui tourne la tête. ( Bruit en dehors.) Mais j’entends notre société : motus surle mariage, c’est moi qu’en ferti l’annonce officielle zau souper, il faut procéder zavec ordre , j* vas annoncer.
anténor. Comment, mon beau-père annonce lui-même !
Chaque personnage entre à l’appel de son nom et salue d’un air prétentieux : Poupelin semble leur adicsncr quelque» paroles. L orchestre joue eu sourdine.