SCENE VIII
ANTÉNOR, POUPELIN , en pantalon collant , cravate d l'anglaise et claque .
poupelin, s'avançant. Présent !... me v’Ià... qu’est- ce qui me demande?
anténor. Comment, Monsieur... c’est vous ?
poupelin. Oui , mon fils , c’est moi z’en personne qu’est l’inspecteur de la porte...
{A part.) Le titre est zèlégaut... je le préfère zà concieige...
anténor, à part. Comme il parle drôlement , mon beau-père... on dirait qu'il fuit des cuirs...
pocpelin. Et vous... qui qu'vous êtes?
antétor. Anténor Pinchelet, de Chûtellerault...
poupelin. De chûlcll’rûult... j’y ai xun frère...
anténor, à part. Je ne m’étais pas trompé... H fait le cuir fort agréablement...
c’est peut-être l’nsage à Paris... dans le laisser-aller de la bonne compagnie... j’ai envie de l’imiter pour lui faire voir que je suisù la hauteur...
poupelin. Est-c’que vous l’conoaissez , mon frère ?
anténor. Parfaitement, car c’est lui zen personne qui m'envoie zici vers voua. {A part.) Ça n’est pas difficile... c’est le tout de s'y faire.. {Lui présentant une lettre.) Veuillez prendre lecture de cette lettre.
poupelin , d part. Diable !.. c’est pas aisé... c’est égal.., ayons toujours l’air...
Il parcourt la lettre en marmottant comme s’il fi-
lait.
artékob. Pardon.., tous lisez à l’en- ▼ers...
poupelin. C’est écrit si fin... et quand j’nai pus mes lunettes... tenez, lisez vousmême, j'aim’mieux ça..
antérob , prenant la lettre . «Mon cher frère...
poupeur. Ah ! pardon si j’vous interrompis... Ta-t-il toujours boire avec les cochers, mon frère?
antérob, (tonne. Arec les cochers?...
poupelin. C’est qu’à Paris zil était zun peu sujet zà caution !...
arténor. Par exemple... un homme comme lui... il ne boit que de l’eau.
poupelin. C’est zétrange.... il faut qu’ l'eau d’ lu Vienne soit d'un’ qualité supérieure zà Tenu d’ la Seine.. . Continuez.
artenor, lisant. «Cette lettre te sera rc-
• raise par M. Anténor Pincbclet, le pré- Mendu de ta fille...
porpBLiN, étonné. Le prétendu de ma fille... oh! oh !... ceci devient zintéres-
SÛOl...
Il le lorgne.
aktbror , lisant. « Tu sais sans doute
• maintenant que j’ai arrangé ce mariage
• avec'la femme, par correspondance...
pocpblir. Tiens... liens... tiens... et mon épouse qui n’m’cn a rien dit... c’est zun peu farce...
antérob , d part. Mon beau-père a des mots uniques... on a bien raison de dire qu’en province on ne parle pas comme à Paris... Continucns: {// lit.) « M. Anté-
• nor vient de faire lin héritage de cinquante mille francs.. »
poupelin. Cinquante mille francs !.. ( A /wrf.) j’ai zune apoplexie fulminante !..
antérob. Qu’cst-ce que vous avez doue?
poupelin. Kicn, rien... mon garçon...
( A part.) Et schoomann , qui n'a qu’eent écus !.. y m* sembl’ lire un conte de fées ou des mill* zet un* nuits... (Haut.) Viens, mon enfant, j’ te reçois dans ma famille.
K mê poupelir , en dehors. Allons donc, Olympe... allons donc î poupelin. J’entends mon épouse... et ma fille ! j’ vas t* présenter zà ta future...
c artéror, ri part. Il est étonnant le heaupère... il me tutoie déji...