SCENE XII
POUPELIN, DELAPORTE, en tenue de voyage , portant des paniers de comestibles
delaportk. Ab ! Dieu soit loué , me voilà enfin de retour dans mes pénates, après six mois d’absence... Ma femme et
ma fille ne m'attendent que dans quelques jours... et je rais leur causer une surprise agréable... Ah ça, mais, comme tout est changé chez moi, je n’ai pis rencontré un de mes anciens domestiques.
polfelib. V’I.i qui est prêt... allons pré- Tcnir les parieurs.
delapobte, dpart en regardant Pot/pelm.
Tiens ! du monde elles moi à celte heure.
{H dut. 1 ) Monsieur...
POCPEU», s’armant. Eh !.. (A part.) Ah !
mon Dieu ! quelle lenuc! ça m’a l'air d’un cocher de fiacre.
delapobte. Pardon si je tous arrête , mais je désirerais savoir...
pocpelib, Un inslant , mon brave homme... si vous voulus rester z’ioi , ailes vous habiller plus propreoieut, uoe mise dé cente est d’rigueur.
delapobte. Comment ! comment!
pocpelib. Vous n’saveidnnc pas qu’il v a c soir au bal une société très-brillante.
11 met son claque.
delapobte. Ah! bah!
pocpeli n , u part en imitant Delaporte.
Comment ? ah ! bah ! ce vieillard lest en imbécilité.
delapobte. Ma foi, j’arrivai lout bonnemem avec mon costume de vovage, mes pantouffes fourrées et mes provisions sous Je bras.
poupelih. Vous apportez des provisions ?
[A part.) Diable, y u’faut pas i’brusquer Il ..'approche du panier tt regarde.
ciupobte. UnpâlédefoiesgrasdsSlrasu°urg , une cioyére d’huilres d’Ostende.
pocpelib, à part. Il fait très bien les choses.
cele porte. Et un dindon truffé.
^ pocpelib. Un dindon !.. soyez 1’ bien e nu , vous n avez pas besoin d’ vous occuper de voir’ costume de bal , i’ m’eu sarge.
delapobte. Je necomprends pas...
poupeliw , se redressant. Tenez , r’gardezmoi . j’suis bien mis, pas s rai ?
celapobte , l’ examinant. Supérieurement. Eh I mais, attendez donc. (Il s'appelle de Poupclin et touche son habit.) Il me semble que voill un habit... rocpEus. Il est beau, hein ?
ce ta poste , touchant toujours l’habit. Il , esl magnifique...
poupeub. Et pas cher... Entre* là , la nciuièmc porte ti main droite et tous y
delapobte. Oé donc P pocpelib. Eh! bien, nu magasin . chez monsieur Delaporte. (Montrant son habit.) V Jâ tun Elboenf qu’en sort.
delapobte. Comment, Monsieur, tous osez ?...
pocpelib. Tiens , la bell ’ malice , tous les domestiques qui sont z’izi n’ont mis que des affaires de maîtres... Dites-donc , j vous conseille d’prcndre l’habit marron , Monsieur ne Ta mis qu’un’ fois.
delapobte, d part. Qu’est-ce que tout cela veut dire, des domestiques...
pocpelib, lui prenant son pannier. Allons, donnez que je vous débarrasse de ça...
Dieu d Dieu ! ça vous Tra znn fier honneur.
delapobte. Comment ?
Air </« verre.
Mon pAté...
FOUPKLIX.
Je va» le servir.