SCENE XIII
DELAPORTE, puis ANTÉNOR.
delapobte. Eli bien , il m’emporte mes prOTisions et il me prend mon habit ! mais ma tnni?on est donc au pillage... est~ce qu’il y aurait eu une nouvelle révolution i Paris pendaul mon absence ? (apercevant Anténor qui entre.) Ah! voici encore un de ces drôles, nous allons voir.
antehor , entrant sans voir Delaporte.
CVst idéal , la mère et la fille raffolent de moi... 1 une me fiit pirouetter comme un tonton, 1 autre me fuit galoper comine un cheval de course... aussi, j’ai une soif, et pas moyeu de trouver uu domestique.
delaporte , s'approclMnt de lui. Monsieur...
abtéhor. Ah! je suis sauté, en toici un.
(D’un ton d'autorité.) Mon garçon , donnez-moi un verre de punch.
delaporte , sc redressant. Pour qui me prenez-vous ?
ariénor. Pour qui je vous prends ?..
Dame, à juger sur votre tournure, vous êtes sans doute portier ?..
delaporte, arec colère. Portier?
artéror. Ou plutôt frotteur...
delaporte. Frotteur... [A part.) Ah! si je tenais ma canne...
akïékor. N'est-ce pas , que vous êtes frotteur ?
Delaporte. Apprenez que je suis le maître de cette maison.
ARTéiroa. Vous ?
Delaporte. Oui, nloi ! Clnudc-Cyprien- Eustache Delaporte, inspecteur des haras, et propriétaire électeur de la ville de Paris.
a su. son , riant aux éclats. Ah ! ah ! ah !
ah ! en voilà une bonne... Farceur, ilvoudrait me faire accroire qu'il est mon beaupère.
Delaporte. Comment, votre beau-père ? artbror. Oui, mon bonhomme, moi, Antéoor Pinchelet , de Chûtellerault, j'épouse la fille de monsieur Delaporte, un compatriote de Guillaume Tell ! ma bellemère est cordon bleu , ma future est dame d'honneur d’une des princesses , et moi je serai ce que je voudrai dans letiviloudans le militaire. Ah! ah! voilà ce que vous ne saviez pas...
DgLAroaTg. Quel galimatias me fait-il là ?
AKTÉROR.
Air: du vaudeville du premier prise.
Je ne craindrai plus de disgrâce s Le ruine est un Républicain ;
La dame d'honneur , par aa place ,
Est pour la cour , j'en aura certain ;
Le cordon bleu doit , an contraire ,
Tenir à ses anciens amis...
Je vau donc, pardevant notaire,
M'allier à loua les partis.
delaporte. Ah! ça, voyons, avez-vous bientôt fini de vous mnquer de moi , avec vos suisses, vos cordons bleus et vos dames d'honneur. Je vous préviens que je ne suis pas endurant.
AHTàtroR. Allons, allons, en voilà assez, ça n'a plus de sel. Ce serait gentil si j’avais un beau-père bâti sur ce modèle-là!
delaporte, lui donnunt un coup dé pied.
Insolent.
astIsor. Qu’cst-ce qu’il a dit ? delaporte. Je vous ferai mettre à la porto par votre maître ?
A rte s or. Par mon maître?
delaporte. Oui, oui. il sera instruit de votre conduite: je lui dirai que vous mettez scs habits. Allez, vous devriez rougir.
antéror. Ah ! ça, est-ce qu’il est fou ; cet invalide-là ?... et moi qui ai In bonhomie de l'écouter. ( A Delaporte.) Sortez, domestique. ,
delaporte, furieux. Domestique vousmême.