SCENE XVI
NAîlCISSE, ADOLPHE.
ADOLtJfii?. Quevois-je?
NARCISSE. L'oncle est enfoncé!
ADOLPHE» Monsieur... un mot, s'il vous plaît?
N\aciSSE7 AU I c'est vous, mon cher ami..., si j'ost* vous donner ce titre.... où diable vous êtes-vous fourré?., j'ai remis le billet a la jeune personne... elle a eu le tems de l'apprendre par cœur.
ADOLPHE. Je vous OU remercie... mais, dites-moi.. . cette dame aui sort d'ici , et à <jui vous baisiez la main ?. . . .
NARCISSE. Vous m'avez vu/
ADOLPHE. Elle est donc de votre connais- ^sance ?
NARCISSE. Eh bieul oui, elle en e^... et je suis de la sienne.
ADOLPHE. A merveille.... vous êtes si «oMigeant... peut-être pourrez-vous encore nvètre utile... Apprenez que cette dame, est celle dont j'évite la présence. C'est elle qui anet obstacle à mon mariage.
NARCISSE. Si ce n'est que ça, soyez tranquille... je lui en toucherai deux mots, et ça ira comme sur des roulettes.
ADOLPHE. En êtes>vous bien sûr?
NARCISSE. Très-sûr !.. entre nous je peux vous l'avouer, cette dame n'a rien à me refuser.
ADOLPHE. Il serait possible ! . .
NARCISSE. Si je vous racontais nos aventures... c'est ça qui ferait im roman... J'ai •encore là un médaillon de ses cheveux.... -deux pigeons sur un autel, avec un chien , emblème de uion caractère.... Pauvre Fiifme !.. il lui est arrivé une foule d'incidens ; mais au fond, je parie qu'elle n'a jamais ^iméquemoi.
ADOLPHE. Je reste confondu.»., tant de fausseté î tant de perfidie ! . .
NARCISSE. Qu'est-ce qui vous prend donc ?
AD(»LPHE. Et moi qui la plaignais ! qui l'excusais!... Oui, monsieur, j'ai cru jusqu'ici que c'était par amour, par jalousie.... et j'étais sa dupe.... elle me trahissait!..
NARCISSE. Vous?,.... nous étions rivaux I
ADOLPHE. Elle nous ti'ompait tous deux.
NARCISSE. C'est-à-dire , monsieur, que nous sommes deux jobards... Cacrie vengeance!... je lui pardonnais d'avoir eu un mari, quoique à la rigueur elle aurait pu s'en passer; mais pour le reste.'... Ah! elle s'oppose à votre mariage., et de quel droit?
ADOLPHE. Vous n'ignorez pas que Camille est sa nièce ?
NARCISSE. Sa nièce?
ADOLPHE. Du moins la nièce de ^ son mari.
NARCISSE. Feu son mari !
ADOLPHE. Eh ! non... le baron à qui vous parliez tout-à-l'heure...
NARCISSE, L'Allemand... qui m*appelle Van-Truck ? . . . c'est son mari .... ah ! tant mieux! j'en suis bien aise pour lui .. je le déteste , lui et son épouse... je veux la démasquer... je veux... Tremble, Fifine, j'en sais bien long sur ton compte.
ADOLPHE. Calmez -vous, j'aperçois Camille.