‹ Un bas bleu, vaudeville en 1 acteChapitre 12 sur 14 · TÉLÉMAQUE · texte numérisé non relu

TÉLÉMAQUE

Adieu, mon odalisque: je nie, mais une fois dans la rue, je pousse des cris de merlasiae» je fais des parades en plein vent, et je vous envoie des baisers par la fenêtre pour vous compromettre. (On l'eniend critr au dehon.) Obi bél

iestutreil btrr... brrr... cirei le» botte»... prrrroei TOibilleU... mO».. ma fOa, fOa.

Cm , temaltc et cor de chasse dan» la me, /tTn^SAtS.

O ciell il va me perdre de réputation! et perionne pour l’obliger de se taire... penoone pour me porter lecours I

SCÈ^E .

ATHÉiNAiS, THOMASSEAU.

TBOMASSEAU. entrant par la porte du fond.

Me voilà I

athIvais.

Dieu »oit loué! ce«i le docteur!

tiiokassbad.

Oui, c est moi qui avais promis de venir vous voir quand vous seriez à toute eitrémité, et je tiens qa promesse.

atuAvam.

Comment ! vous avez donc appris...

TROaaSSÉAD.

Que vous avez signé avec votre fermier (Sampioui un bail qui vous ruine.

ATldlfAIS.

Ruinée I

THOIIASSEAU.

Que, de plus, demain vous étescitéeàla sixième chambre avec tous vos bas bleus, et attaquée en détournement de maris. Voilà l'assignation qui était chez votre portier.

ATHélVAIS.

Tous les malheurs à la fois !

THOUASSKAU.

Mais je I avais prédit. Quand on ne veut pas aveir de maître.»

AIHÉ.VAIS, le edlinant.

Chut, docteur. Ne sojez pas trop méchant; car, vrai, je commence à croire que vous pourriez ne pas avoir tout à fait tort.

TuoiSASseAU, se rapprocAani d’elle- Ah I vous sentez donc euQn que les maris sont bons à quelque chose?

ATulVAlS.

Ça pourrait bien être un mal nécessaire. Mais • où trouver quelqu’un maialenaot qui veaiile... TBOlSASSBaD.

Au fait, un bas bien; une femme célèbre, ce n’est pas une épouse, c’est une actrice qui appartient au public, qui passe la moitié de sa vie à jouer son rdle et l’autre à l’étudier.

Ici on entend en dehors la clarinette jouer l’air :

A la grâce de Dieut ATBéBAIS.

Chntl écoutes donc!

TBOtSASSBAU.

Qu’est-ce que c’est que ça ?

ATBélVAIS.

C’est lui, docteur ; le jeune homme à la clarinette I il m’a prévenue qu’avant de me fuir, de s expatrier pour jamais^ il me ferait un- dernier adieu de cette façonv

THOSrASSBAC.

S’expatrier ! Je le conçois. Vous avez été pour lui impitoyale comme un tourlourou pour un chien sans laisse. {Athénate pendant ce tempe a M Vivement prendre ea guitare.) Eh bien, m.df moiseile. au lieu de me répondre, vous nrenes votre guitare.

Ici on entend te corrfcl d’une diiigence, ainsi que le bndt du fouet et celui «le? roues.

ATné?(Ai9. tombant sur ün siège.

Ciel! il est trop tard!... Ah! docteur, U est parti... Et vous ne savez pas ce qu’il m’avait écrit. Tenez, lisez. It me dit qu’il s’embarque en arrivant au Havre...

THOMASSEAU» qu< a pris et lu la lettre.

Cest vrai. Quelle iin|>rudfnre A vous!

ATHirNAlS.

^ J ai répondu trop tard au signal convenu. Mak c est ma faute, je ne dois m*cn prendre qu’à mon orgueil.

TlIOHASSBAUà

Vous le regrettez donc? vous raimei peut^^ef ATtléMlS.

Eh bien, oui, je peu* vous l'avouer mainteatDt qu’il ne peut plus m’entendre,

TUOUASSEAU.

Pourquoi l’avoir laissé partir?

ATHé.NAIS.

Dame! un inconnu, ou peu s’en faut.

THOMA.SSKAÜ.

Comment, tête de linotte, mémoire de lièvre, vous ne vous reppelei p«s, chez votre tante, un petit joufflu, il y 1 dii bonnes annéei de ça; vous étiez presque enfants l'un et l'autre, vous le nommiez mon gros Nini, et lui vous appelaitsa grosie Ninicbe.

ATUlVAIS.

Attendez donc... Mon cousin Poljdoret Com* mmi. ce serait luiI,..Aht qu'ai-je fait, docteur? thomaaskau.

Oh! après tout, il y a encore des hommes qui peuvent vont convenir. Que vous faut-il? un mari Mge, prudent...

ATHdNAjs, soupirant.

Oh 1 oui 1

THOMAS.SBAU.

Dont la position soit assise...

ATHi?rAn,davfufme.

Oh! ouil

THOMASSEAU.

D'un âge mûr. ..Tenez, .un mari dans mon genre?

athItais, soupirant plus fort.

Ohl DODl

THOMASSEAU.

Comment! non?

ATHéNAIS.

Je sens que je mérite une punition, c'est vrai; (d'un tonpleureur) mais celle-là serait trop sévère. THOMASSEAU*

Vous TOUS le 6gurez parce que mon dos est un peu voûté.

IS

MAGASIN THEATRAL

ithAnam.

Oui, pour et...

THOlUStUD.

Pirce que cette douillette ouattde me donne l'air d'un vieil édredon ambulant.

athIvau.

Je ne dit paa le contraire.

THOHASSEAU. ,

Parce qu'enfin mea cheveux blanci inspirent le rcapect aux dépens dea amours.

ATHéXAIS.

C'est encore une raison.

THONASSRAD.

Mais tans beaucoup d'eflbrta, je pourrait peutêtre marcher droit.

il se redresse.

ATHéNAIS.

Ah I mon Dieu , docteur , vous vous tenei comme un tambour-major I

THOHASSEAU.

Et, en jetaat mon enveloppe, reprendre ma tournure dedanteur du temps de la gavotte et des pas de ZépbjT.

n jette sa douillette.

ATuéSAIS.

Ciel I vous avei l'air d'un numéro du Journal des JUodt$!

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