‹ Un bas bleu, vaudeville en 1 acteChapitre 13 sur 14 · LE DOCTEUR · texte numérisé non relu

LE DOCTEUR

Et en arrachant ce front ridé, je pourrait retrouver met cheveux blonds.

Il enlève ta perruque.

ATBdKAlS.

Et avec une raie encore. Mais vous étiez donc..

rOLYDORE.

Le jeune homme à la clarinette.

athAvais.

Et mon cousin T

POLTDORE.

Polydore. autrement dit Nini, qui, repoussé par toi depuis quatre ans, n'a pas eu d'autre moyen de rattraper le cœur de ta grosse Ninichc.

ATHéRAis, lui fendont la main.

Mon Polydore! Oh! je te remets à préteDtl et de plus je te reconnais pour un grand docteur; car il n'y a jamais eu de meilleur médecin pour bien guérir un malade... Me tromper ainsi à toi seul 1

POLTDORE.

Un ami presque aussi fort que moi sur la clari-

nette m'a prêté ton appui et ton instrument.

D'ailleurs, ne suis-je pas artiste universel T Tu m'as vu peintre chez Susse, virtuose à ma fenêtre, et comédien ici. Il s'agit maiotKiaDt de savoir si j'ai réussi et si ta guérison est complète.

athArais.

Radicale I

POLTDORE.

En ce cas, vite les clauses de notre contrat de mariagel

ATHéRAtS.

Ça val

ATaÉRAIS.

Alt d'Indiana (Frédéric Béret).

Adieu, mon rêve littéraire,

J' n'us’rai d' plnm' que pour mes chapeaux.

Parlé, A toi.

nLVDORE.

Moi, i' veux m' priver, quoique bon père.

De fair* la bouillie aux raannota.

athEiiajs.

De tous les pufls je n' s'rai plus dupe.

Plus d' vers, de dpare et d' feoül'tonl Paru, A toi.

poLVDoaa.

Tu m' fras pas porter la jupe.

Parlé. A toi.

ATuEuais.

Je n' port'rai pas le pantalon I Parlé. A toi.

POLTQORE, au publie.

Messienrs. puisque vous avei bien voulu venir è notre noce, rappelez-vous que tout les soirs vous serez invités pour le lendemain, et si notre bat bien vous chausse, quand il sera usé grêce à vous, il pourra encore avoir des repritm.

ATBéitAIS.

Polydore, pas de calembours, ou je divorce!

POLTDORE.

A toi.

ENSEMBLE

Le joli mariage.

Rien ne le troublera.

Vive le mariage !

Le vrai bonheur est lè. i

Avec votre suflrage.

Le vrai bouheur est U !

Le bonheur, le voilà I Il est là.

PARIS. IMPRtlIERTR DR ■«« V* DOlfDBT-DQPRtp

me SaiouLoois, 46 , ao Marais.

Note* relntives anx coatnmes, décor», mise en «cène, eic.

L« théâtre doit repréxnter une chambre d'hdtel garni litaée i l'enlreiol ; troit porter ; l'ane an fond et au milien , formant l'entrée principale , est censée donner sur le carré. La seconde porte à gauche communique aeulemoit aree une chambre k coucher et ne peut terrir de sortie; la troisième, k droite, est une porte dérobée qui conduit k un escalier de dégagement.

Près de lé porte de droite est une grande fenêtre arec rideaux qui s'ouvre et te referme à volonté. En face de la fenêtre él dans l'angle de droite est un placard d'armoire qui t'ouvre. — A l'intérieur de l'armoire se trouve un portemanteau ; le fond est couvert de papier gris pâte collé sur de la toile.

L'ameublement consista en deux fauteuils, quelques chaises de paille, une* console et on guéridon avec encrier, plumet, etc. ; cbemiAée et pendule.

eOSTÜMBS ET ACCESSOIRES PRINCIPAUX.

ATuéXAls. — Coiffure en cheveux, robe de soie, tablier de fantaisie, peu ou pat de bijoux. — A la scène IV, une capote et une édurpe de col.

Thosussuo. — Perruque i cheveux blancs demi-chauve , bésicles d'or, grande cravate blanche à roi passant pardessus le menton, douillette de soie puce, chapeau à larges bords et très-plat de forme, jonc è pomme d'or, pantalon noir.

Chasspioux. —P erruque k cheveux longs et plats , bonnet de coton , chapeau rond très-évaté par en haut, à boucle d'acier , col dans les oreilles, cravate d'indienne , redingote très-longue en toile bleue passée de couleur, avec une large pièce dans le dot en étoffe neuve, culotte de treillis, bottes à l'écuyère en vieux cuir, un seul éperon. — A la main un bâton de bouvier, et une besace en grosse toile.

Pasiphiâ. — Bibi en velours naearat, très-petit et renversé en arrière sur la tête , orné d’une gigantesque plume rote tombant en taule pleureur ; cheveux blonds formant anglaism et descendant trèsbas sur la figure. Robe en étoffe perse, et par-dessus un paletot dit polonaise en velours épinglé vert, à revers, et manchet garde française, gros boutant de pierrot; souliers vernis , bas de soie bleu-clair. Un énorme manchon imitant l’hermine, assez gros pour pouvoir cacher les deux poupées.

TéLéHAgini. — Cheveux blonds â l'enfant , grande barbe blonde , paletot de velours noir descendant jusqu’au milieu des cuisses, pas de gilet , pantalon écossait a grands carreaux, manches retroussées . ^

une pipe â la boutonnière, une blague â tabac suspendue à l'un de tes boutons.

PoLTDoaa. — Cheveux naturels , cravate noire , gilet blanc , pantalon noir, souliers et bat de soie.

A la scène Vil , Patiphaé tire de sa poche un rouleau de toile peinte de trois tons différents ; en bas une grande bande verte , au milieu une petite bande orange , en haut une bande bleu d'aiur. On voit sur cerfs pefnlure un êonâomine (enont une canne. La toile doit être assez longue pour te dérouler jusqu’au bout du théâtre ; les deux extrémités t'enroulent sur des petits bâtons de bois noir attachés aux bouts.

A la même scène, les deux pertonaget du trio sont deux poupées en carton, de grandeur naturelle , dont la bouche s'ouvre et te referme â la volonté de l'acteur, au moyen d'un mécanisme intérieur.

L'acleur introduit M main par le bas et lei tient en l'air ; puis, en appujant le pouce, U fait aller le reaiort luiTant l'indication du chant. L'habillement deeea poupdea consUta, pour 1a première, reptèlentant l'Opèra,en une toque de relouri noir à plumes et une tunique de cheralier; et pour laieeonde, représentant les Italitns , en un bonnet grec en soie à fleurs, arec une robe de chambre è ramages.

On peut les faire fabriquer cbei les marchaudi de jouets d’enfants.

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