‹ Un bas bleu, vaudeville en 1 acteChapitre 2 sur 14 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ATHÉNAIS, enlr'ouvronl la parti et remittant une lettre à quelqu'un.

Voui eDtradei? celle lellre à monsieur Thomasteau, nlfdecin des fous, rue du Bouloi, à deux pas d’ici. (Bile pousse la parte.) Je suis impatienle de faire sa connaissance, à ce cher docleur. Dame! l'eiécuieur leslamenuire d'une lanle qui vous laisse dix mille francs de renie... (adoil dire un bomM^gréable.Dix milimancs de renie! à moi AlhénalfChamusel, qui n'élais, il y a un mois, qu'une simjile dampiselle de bouiique, passage

I des Panoramas, cbes monsieur Susse, un papelier cdlèbre qui liens loul ce qui ne concerne pas son élal. En voilà de quoi mener une exislence libre el fanlastique! C’esl une posilion pour une demoiselle que de payer du foncier el d’i^esujelle au reccnsemeiil ; elle peul se souslraiirà la réclusion du comploirel à l’écrou conjugal, se livrer à ses penchanls arlislico-lilléraires, devenir une femtar modèle, une femme lype... une gloire cxcenlrique parmi les lionnes, les ligressesel les rats de la grande ménagerie Raciale, el vivre Mke comme l’air... comme l’air du Cbalel que je svs en Irain d’éludier sur ma guiiare el donl les pa-

MAGASIN THEATRAL

rôles sympalbisent si bien avec mes vœux d'iodé- [>end«nce f

Elle prend sa guilare, et rlianle vn s'arrontpagiiant :

« liilierlé chérie,

» Seul bien de la vio,

» Liberté chérie,

» Hègno loujoun» la.

>» Tra. la, la, Ira, la, la, *

» Tant pis pour qui s’en fài liera ! »

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