PING OLE Y
Dame! La Palude en parle comiru; d'un apprenti savant.
MICHEL
Bahl
PIltGOLBy.
Gela vous étonne?.
MICHEL
Non, rbomme de France le plus !nté)«ssé à garder Pierre sous te boisseau, c'est M. de La Palude.
P^NGOLET.
* Et pourquoi?
MICHEL
Il y ayait une fois un magicien qui tenait un génie cacheté dans une bouteille...
PINGOLET.
BAh\ bahl If. Pierre est un génie?
MICHEL. '
Comme j'aî l'honneur de vous ie dire; quant au magicien, c'est M. de La Palude, et il n'est pas sorcier. ^
PIl«fG0L£r.
Vous bouleversez toutes mes idées.
MICHEL
J'en suis désolé, si votre erreur vous était chère!
PINGOtEY.
Pas le moins du monde... voilà vingt ans qu'elle me vexe, mon erreur I Dissipez-la... vous me ferez plaisir. Cest un ftne, n'est-ce
pas? '
MICHEL
Je ne dis pps cela, monsieur le marquis.
PINGO L K Y.
Vous a\ez peur d'olienser mon amitié? Ne vous gênez pas. Monsieur ie baron est assez instruit...
P114G0LBY.
Pour un ignare...
ACTli l, SCBNK X. 21
S*il se posait en simple amateur, il n'y aurait rien à objecter.
PINGOLBY.
Oui, mais il fait blanc de sa science à tout propos; il dégiiine pour un oui, pour un nqn, et il nous fait rentrer sous terre. Cbrbleu ! je ne suis pas fâché de savoir que son épée est une plume de dindon, ou pour mieux dire une plume de paon. J'avais usé toutes mes plaisanteries sur les savants, nous allons entamer la série contraire... Il n'a pas de chances à l'Institut, j'espère?
Non, et sa candidnture imprudente vn lui enlever le luMicfice du demi-jour dont sort moritc plâtré avait besoin pour faire figure. La démangeaison maladroite do se faire sanctionner est l'écueil ou viennent échouer toutes ces réputations de tolérance. »
PINGOLBT.
^nl qu'il se coule I j'en serai ravi.
MICHEL
Mais cette amitié dont vous parliez ?
PIN (iOLi: V.
Oh! elle est si vieille! D'ailleurs je m'intéresse à M. Ghambaud, moi ! je ne veux pas qu'il soit exploité plus longtemps. Lo trouvez-vous mauvais ?
MICHEL
Je ne suis pas jaloux.
PINGOLBY.
£n ce cas» HguonsHiious pour casser la bot^ketlle sur le nez du magicien.
MICHEL
Le plus Ibrt est £Eiit, j'emmène Pierre.
PINGOLEV.
Moi, d'ici à votre retour, je ferai dos miennes. (Apercovant luatUme Bor.iiei-.) Voici voulr une autre de ses dupes. Je vais commencer le feu. Pierre vous attend ; ne partez p;is s;ins me dire adieu. J'aime les gens d'esprit qui ne so'ht pas bôtes, moi!... et il n'y en a pas
beaucoup. -(MadAme Beraler enire. ]
MICHEL, bas.
N'estp-C6 pas la mère de mademoiselle Clémentine?
2â . - UJS hUAV MARIAGE. ^
PINGOLET.
Oui. Voul^-vous que je vous présente ?
M ICHEL.
Non pas ! Pierre m'attend. (U urt en Minant nuuUm« B«raiM.)