SCÈNE XII
Les MiftMBS, CLÉMENTINE.
CLéMfiNTINB.
Je vous dérange?
PINGOLEY.
Oui, Mademoiselle; nous pariions de vous.
Alors je m*en vais 1 riea ne m'ennuie comme d'entendre parler de mes mariages.
PINGOLKY.
Vous ne complez pas cependant coiffer sainte Catherine ?
CLÉIIBNTINB.
Je ne sais seulement pas me coiffer moi-même. Je me marierai avec qui on voudra et quand on voudra, pourvu que ce soit à la Noël.
PINGOLEY.
Ou à la SaintJean.
GLBMBNTII4E.
Non, à Noël.
MADAME BBENIBR.
Alors, mets ton soulier dans la cheminée.
PINGOLEY.
Pourquoi à Noël?
CLEMENTINE.
Pour passer Thiver à Rome.
PINGOLEY.
Un mari no vous représenlo donc qu'un voyage?
CLKMKNTINE.
Aimeriez-vous mieux qu'il me représentât la pormi^ision de lire des romans? J'en ai tant lu que je n'en lis plus. Tandis quo nous n'avons jamais voyagé, faute d'un protecteur pour la route.
Vous aimez le déplacement?
CLÉMENTINE
Non, l'imprévu ; et il s'est réfa|<ié sur les grands chemins.
MADAME BERNIER
II n'y a plus de grands chemins, il n'y a que des chemins de fer. • * ►
l'INGOLIiY.
Et ils ont supprimé les aventure?^.
CLÉMENTINE
Restent les accidents.
PINGOLEY.
Ahl ah! vous aimez le danger?