‹ Un beau mariage comedie en cinq actes en proseChapitre 21 sur 98 · ACTE I, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XII

marî(M' riclimnont. Si je veux un gendre sans sous ni maille, c'est pour être sûre qu'il ne me Tenlèvera jamais.

PINGOLEY.

Mais votre amour maternel n'est qu'un affreux égoïsme.

MADAMB BBRNIBR.

Qui tournera au bonheur de ma fille. Remarquez que j'aurai . du èhoix en fait de gendre, et que je pourrai rattraper du côté de la personne ce que je sacrifie du côté de la fortune; ne sommesnous pas assez riches d'ailleurs?

FINGOLBT,

Pour deux, mais pour trois?

L'entretien d'un homme est si peu de chose! puis j'entends quei mon gendre ait une valeur personnelle qui tôt ou tard paiera ses mois de nourrice.

PINGOLEY.

Et mademoiselle Clémentine est dans les mômes dispositions que vous?

'MADAME BBRNIBR.

Absolument. Elle ne tient pas à se marier, et s*y résigne parce qu'il n'y a pas d'autre carrière pour une fille ; mais elle ne demande au mariage que de ne pas la séparer de moi.- Elle n'est pas romanesque.

PINOOtBT.

Vous en êtes bien sûre?

MADAME BERNIER

Voilà cinq ans que je la mène dans le "monde, il n'y a plus de danger.

PINGOLBT.

Ne vous y fiez pas ; c*est une petite Glle à double fond.

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