ACTE 1, SCÈNE IH
LA PALirDE.
Bile est dissipée I...
PINGOLEY.
Moi aussi.
LA PALUDE
Dépensière!...
PINGOLEY.
Elle est riche. Âs-tu fini avec tes objections ?
LA PALUDE
Je n'aime pas à me mêler de mariages : on ne recueille que des reproches des deux cotés.
PINGOLBT.
Et tu dis que tu ne fois pas la cour à cette femme-là? Tiens, tu n*es pas fin, cache mieux tes cartes. Tu ne veux pas Tépouser et tu fais bien, car tu n'es plus nubile; mais tu ne veux pas non plus qu'elle se marie ; il te platt d'avoir un petit autel où brûler les parfums éventés de ta ganterie platonique. Reste dans ton coin , j'épouserai sans toi et malgré toi.
LA PALUDE
Coureur de femmes qui ûnil en coureur de doll
PINGOLEY.
Voiii\ un joli mot dont je te demanderais raison, si tu n'étais un simple droguiste..
LA PALUDE
Mésalliance pour mésalliance^ j'aime mieux me mésallier avec la science qu'avec la bourgeoisie. Si nos ancêtres pouvaient revenir...
P^GOLEY.
•Ah! pai'bleu! les ticnis seraiont plus \p\és que les miens. Il fait l)eau \ oir le dernier dos La lialude pilant des drogues en compagnie d'un garçon apoUiicairoî
LA PALUDE
Si le préparateur d'un chimiste est si méprisable, comment daignes-tu faire des armes avec M. Chambaud ?
PINGOLEY. .
Et avec qui veux-tu que j'en fasse icit Tu .ne sais pas tenir un fleuret; d'ailleurs je ne méprise pas ce jeune homme ; ne devant rien à son nom, il a droit d èlre savant à tire-larigot.
On to ( I Dirait stupide si on ne savait pas que c est l'envie qui te fait parler.
PINGOLE V.
L'envieT
Oui, l'envie : ma réputation et ma furiune L'oiiusquent.
Oui, vieil écureuil. Tiens voici les journaux, l ( Entra an domestiqu*
portant lea journaux »ur un plat d'argent, j
LA PALUDE
11 n'y a pas de lettres ?