SCÈNE Vl
PIËKUK, MICHEL.
MICHEL
J'arrive toujours mal. Qu'est-ce qu'il y a ?
PIERRE
Tu ne devines pas?
UIS BEAU xMAKIAGE
HIGHBL.
A peu près... et je te sais i^ro du l elus autant et plus que du
service. Mais tu es pâle décolère. Voyons I Je serais désolé
d'être une occasion de trouble chez toi. — Sovuns justes d'ailleurs; ta belle-mère est excusable de craindre que tes amis ne te prennent pour caissier, et de te mettre en garde contre leurs indiscrétions. ^
Par Testime qu'elle fait d'eux, je vois celle qu'elle fait de moi.
^ MICHEL
Tu es fou. Pourquoi ne t'estimerait-elle pas ?^
PIERRE
L'insolence de l'argent! N'as -tu paë entendu qu'elle trouve ridicule, déplacée chez moi une susceptibilité qu'elle aurait ellemême? Les ralliiiements de délicatesse ne nous sont pas permis à nous autres! On s'en étonne, on s'en offense.comme d'un empiétement!
MICHEL
Aussi, pourquoi diable vas-tu mêler ta belle-mère à nos affaires?
- PIERRE
Il le fallait bien... est-ce que je dispose de rien id?
UIGHEL.
Ton revenu pourtant, la dot de ta femme?
PIERRE
Elle n'en a pas eu.
MIOUEL.
Gomment?
PIERRE
hh non 1 ma belle-mère nous fait à. chacun une pension.
Et tu t'es laissé marier dans de pareilles conditions?
PIERRE
 quel titre les aurais-je discutées? Ce mariage n'était- il |)as encore disproportionné pour moi? D'ailleurs j'aurais rougi de défendre mes intérêts. ()u' importe, au surplus? Ce n'est pas de là que viennent les douleurs de ma situation. Bla femme aurait un million de dot que je n'en serais pas moins sa créature aux yeux