ACTE IV, SGÈiNK IV
donnor. Eoûn, co mariage-là fera tant pin i sir h mon excellent ami La Palude, que cette raison soûle me suffirait. A propos de La Palude> mon cher Ducaisne, j'ai lu tous vos articles depuis votre retour; c'est du nanan. Je les colporte dans certains salons dont ledit La Palude est la bête noire...
MICHEL
Pourquoi noire?
PINGOLEY.
Toujours est -il qu'il n'est pas blanc. — Oli ! ça, mou irondi'o, car \ous lo sonv. hiontot. ot je vous on fai^ mou siiiccrc coiupliniont, ht r.insctle votr-c iiiak'iiltMsdu avec \uiiv Itclle-uiere u'cxislant |>lus, je ne \ois pas pounpioi le nialontondu lui-ni^uio subsisterait plus loni;temi)s. Os(knne> «'t.iietit résolues à vous attendre de pied ferme: mais elles reconnaissent la supériciile de \otre ol)stinalion, et i)ais^tMit {tavillon. Vous èlcs humJjlemcut prié de réintégrer le domicile conjugal.
Je ne suis pas un enfant. Monsieur ; si je pouvais rentrer, je ne serais pas sorti. -
PINGOLEY.
Vo} c>ns, pas de don quichottisme. Je sais bien que votre bellemère a prononcé quelques paroles difficiles à oublier, mais elle les rei;rette sincèrement et vous en demande pardon. D'ailleurs, votre situation chez ces dames se trouve fort modifiée par mon intronisation; elles ont dorénavant un cavalier, et vous aurez tout le temps nécessaire à vos travaux. lùiOn, que la mauvaise honte de roNenir aux yeux du monde sur une détermination chevaleresque ne vous retienne pas : personne ne soupçonne votre escapade. Ces dames ont eu soin d'ex[)li([uer votre abseuce jiar un voya^re d'adaires dans leurs propriétés. Vous n'avez rien à objecter, habillez-vous ut venez avec moi.
PIERKK.
Pardon, monsieur le marquis : je suppose que vous, qui ne semblez pas vous piquer de don quichottisme, vous ayez été recueilli par un.ami assez intime pour vous rendre un pareil service. Je suppose que, dans un moment de vivacité, cet ami s'oublie jusqu'à vous reprocher son ItiiMifait. Sans nul doute, vous sortiriez imméiiiatement de chez lui. S'il revenait, je ne dis (Sas un mois après, mais le lendemain, plein du plus sincère repentir, vous demander pardon,
n UN BEAU MARIAGE.
\oiis iui piirdonncrk'/., j iMi suis sur: mais rontroriez-vous chez lui? non! La liiaîne du bienfait est la seule qui ne se renoue pas... Je ne puis plus rien devoir à ma belle-mère, et par conséquent je ne peux pas rentrer chez elle.
MICHEL
Bien, Pierre.
PINGOLET.
Bien! bien! sans doute c'est très-bien, mais vous no songez pas à la position iniolérable que vous faites à Clémentine.
PIEKRE.
Ce n'est pas moi qui la lui fais* et je la subis comme elle, plus qu'elle ! car elle ne m'aime pas. Eileen'sera quitte pour me donner tous les torts... personne ne prendra ma défense, soyez-en sûr... ^pas môme moi I on la plaindra, et ce rôle de victime flattera son amour-propre, sa seule passion. Tandis que moi... moi, je Taime!