‹ Un beau mariage comedie en cinq actes en proseChapitre 89 sur 98 · M A D A M R HERNIE R · texte numérisé non relu

M A D A M R HERNIE R

Alors, rentrez chez moi tous les deux...

CLEMENTINE.

Tu sais bien que c'est impossible! H n'y a pas à y songer.

- MADAME BERNIBB.

A quoi veux-tu que je songe?... Je venais le supplier, me jeter à ses genoux, s'il le faut, pour lui demander grâce...

C LHM i: N TIN K.

Tu l'embarrasserais sans rien obtenir.

M An A mi: hernii:h.

C'est une obstination absurde : circonstances sont tellement changées! 11 est quelqu'un aujourd hui, et |»ersonne ne sera plus tenté de le traiter en petit garçon... pourquoi me tient-il rigueur?

CLEMENTINE.

Parce qu'il veut être le maître chez lui.

MADAME BBBNIEB.

Eh! ne le serait-il pas chez moi?... Je suis matée... d'ailleiirs, s'il lui faut l'indépendance de l'argent, je suis prêt© à m'exécuter.

Tu n'as pas eu de dot; je t'en dois une. je la lui olîre.

c I V. M i: N r I -N I. , CArosiante.

Ce ne serait j>lus un(> dot. ce serait un cad(\ui, et il ne peut pas en ac(¥»pter de toi, ma clicric. — îl jveiit se réconcilier avec loi; mais a\ec ta fortune, jamais; et je t'avoue qu'en se relâcliant de cette iierlé, il se diminuerait à mes yeux.

MADAME BBBNIEB.

C'est la fierté d'un égoïste.

CLEMENTINE.

Égoïste! lui qui court le cachet pour me foire vivre, et me sacrifie jusqu'à son génie!

MADAME BEBMIBB.

C'est toi alors qui ne, devrais pas accepter ce marché-là I

CLÉMENTINE

Aassqre-toî, il n'est que provisoire ; Pierre sera bienlêt rendu à

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