ACTE V, SCÈNE II. i
ses œuvres. Que nous vendions noire découverte, et le voilà libre...
MAO AME BERNIKR. ♦
Quand la vendra-t-il !... En attendant, je meurs de ctiagrin... Je ne t*ai parlé que de toi, mm rhcr amour; mais je ne vis plus, dans cette maison que tu as abandonnée : tues toute mon existence; je n'ai jamais aimé que toi ; aie pitié de ta mère I . ..
CLÉMENTINE
Mais il ne se passe pas de jour sans que nous ne nous voyions...
Ce n'est plus la même chose... J'étais habituée à te sentir autour de inoi; je savais que tu étais là... maintenant je me surprends à t'attendre quand je sors; quand je rentre, à te chercher; et lorsque j'ouvre ta chambre vide, il me passe un froid dan^ le cœur, comme si c'était la mort qui l'avait vidée. Il faut perdre ses en&nts pour redevenir mère jusqu'au fond des entrailles!... (sire saofioHe.)
C L É M T 1 N E , M mettant k les genoas» l'entourant 4« atft bfat.
Ne pleure pas, je t'en prie... Ce n*est pas de ma faute; je n'y peux rien... je t'aime toujours autant...
MADAME BËRNIEn.
Ton absence me tuera !
CLEMENTINE.
Tu ne vas plus être seule... Ton mariage...
MAD AM E BERNIER
Est-ce que quelqu'un au monde pont te remplncer ?... Co mariage mVst odieux, depuis ^'•c je no t'ai plus! Mon seul bonheur, c\^>i toi... Ah! si je pouvais le payer de toute ma fortune, ce bonbeur-ià l
CLÉME.NTINE.
Laisse-nous le temps de faire la nôtre, et tout s'arrangera, (on
•ntend ehantar à ta tentoonade. )
MADAME BERNIER
On vient...
N^'est Mii hei. li faut que je sorte, je vais finir de m'habiiler
- Reçois-le. ( me ton p«r U gaocbe. )
m VN BEAU MARIAGE.
IIA'DAMB BBRNIER; t»Àt\
le ne peux pas Jîvre ainsi plus longtemps : il faut que Giémtmtîne me revienne à tout prix. ( Batv« mioimi vm u «md, )
SCÈNB IIL
HÂDAM£ BERNIËR, MICHEL, «n oofl^t soi» i« bru.
MICHEL
Ahl Afadwnel... J'étais bien sîlr que ce serait aujourd'hui ie jonr de h riâconcîliation.
MADAVE BBRNIBR.
Pourquoi Aijourd*hui
MICHEL
ITest-cif pas le douze avril
MADAME DERNIER
Le douze avril!... Je ne sais plus comment je vis... Je suis si malheureuse 1 la fôle de ma fille, et elle n'est pas chez moi 1 ( b*15- Moi son ToUe. ) Adieu, monsieur Michel.
MICHEL
Vous pleurez » Madame?. . .
' MADAME DERNIER
Je ne fais pas autre chose depuis un mois... — Ayez pitié de moi!... — Tous êtes Ta mi de ma fille, j'ai confiance en vous!... Il faut que je vous parle... Que nous cherchions... Venez me voir tout à rbéure, je vous en prie... Je veus attends! (bii« «ort.)
MICHEL
J'irai! ( U 44v«l09pe le oo8M. — Bntre PiMni par la étfA*»f c Wa ton o m C , w porleléuUlft» det Uyns «t va ptcayltti» soufl le bru. — Il a la cvois. ^
SCËNË IV.