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Tels sont les signes qui permettaient d'affirmer une occlusion et une occlusion du grêle. Avant tout chez cetie malade âgée, on pense à l’iléus biliaire. Mais l’interrogatoire ne permet pas de retrouver des antécédents nets de lithiase biliaire. Ce n’est qu’après l'intervention que la malade spontanément apprendra qu’elle a été soignée 4 ans plus tôt pour une crise de péricholécystite.
Le Dr Dessaint prescrit un lavement hypersalé et fixe l'intervention au lendemain matin.
Le 3 octobre. Avant l'intervention, le Dr Dessaint veut éliminer le diagnostic d’une occlusion du grêle par propagation aux anses grêles d'un cancer colique et fait pratiquer un examen radioscopique après lavement baryté.
Mai le repas baryté absorbé 3 jours avant gène la lecture radioscopique par superposition d'ombre. Ïl montre cependant l'intégrité du cadre colique qui
laisse facilement passer le lavement baryté. Il ne
eut s’acir alors que d’iléus biliaire et c’est sur ce P 8 q diagnostic que le Dr Dessaint intervient.
Opération.
Anesthésie générale à l’éther.
Incision médiane de 8 cm.
Dès l'ouverture de la paroi, on perçoit immé-
diatement le calcul, sous forme d’une masse dure, siégeant sur la partie terminale du grêle à 5 cm. en-
= ad
viron du cæcum. Il est impossible de mobiliser le calcul.
Incision longitudinale du grêle. Extraction du calcul. Fermeture.
On découvre un second calcul sus-jacent au précédent, siégeant dans la portion moyenne du grêle.
Extraction du calcul comme précédemment.
Iléostomie à la Wintzel sur sonde molle en caoutchouc.
Il fut impossible en raison de l’état de la malade de vérifier l’état de la vésicule.
Les calculs.
Au nombre de deux — sont identiques. L'un mesure 5 cm. de long sur 3 cm. de large. L'autre un peu plus petit, 4 cm. sur 2 cm.
Tous deux sont ovoïdes, de couleur jaune sale, à surface irrégulière framboisée, de densité faible, présentant à une de ses extrémités une surface lenticulaire noire.
Aucun incident post-opératoire.
Selles 2 jours après l'intervention.
Sérum sous cutané. Lavement goutte à goutte tous les 2 jours.
Le premier pansement est fait le 3° jour. Peu de matière par la sonde.
Vers le 6° jour, ablation de la sonde.
15° jour : guérison.
Antécédents hépatiques.
Nous nous excusons de ne citer que si tardivement les antécédents hépatiques. Nous y sommes obligés pour respecter la chronologie des faits. Jusqu'à l’intervention, la malade malgré un interrogatoire minutieusement conduit prétendait que jusqu'il y a 6 mois, elle avait toujours été en excellente santé. Mais le lendemain de l'intervention, lorsqu'on lui montra les calculs, elle se rappela soudain que 4 ans auparavant, elle avait souffert d’une crise douloureuse abdominale étiquetée par son médecin traitant de péricholécystite.
Donc, il y a 4 ans, dans le courant de 1935, la malade qui jusque là n’avait fait venir le médecin que pour une petite pointe de congestion pulmonaire dans son enfance, est réveillée brusquement la nuit par une douleur sous le rebord costal à droite. Douleur peu intense, une simple gêne à droite, mais suffisante quand même pour la réveiller. La malade avait pris dans la journée un repas normal et s’était facilement endormie. Elle ne s’inquiète pas et prend une infusion chaude.
Le lendemain, les douleurs persistent, continues, à type de gêne. Le médecin appelé prescrit la diète et l'application de cataplasme chaud sur la zone douloureuse. Loin de régresser, les douleurs s’accen-
tuent rapidement et prennent une acuité telle qu’elles arrachent des cris à la malade qui est obli-
gée de s’aliter. Ces douleurs sont fixes, intermittentes, n’irradiant pas dans le dos, à type de coliques. Elles ne s’accompagnent pas de vomissement. Les selles sont colorées, les urines claires. La fempérature n’a pas été prise.
Le 3° jour. Les douleurs persistent toujours intenses. Le médecin prescrit de la glace sur le ventre, discute l'opportunité d'une intervention qui finalement est différée. Il nous a été impossible d'obtenir plus de renseignements sur l'examen local, mais étant donné que l’on a parlé d'intervention, que le médecin après palper abdominal inscrivit au crayon sous les côtes une ligne courbe à concavité supérieure, il est très probable qu'il s'agissait d’un plastron abdominal due à une péricholécystite.
Le 4° jour. Nette amélioration. On ne parle plus d'intervention.
La malade est restée 15 jours au lit avec glace sur le ventre. Il n’y a eu ni ictère, ni décoloration des selles, ni décoloration des urines.