M. P A BRIC! CS
Nous jouons aux barres.
LÉOPOLD*
Ma chère tante ! toujours belle ! Monsieur... Mademoiselle...
M. DE VARNA
Embrassez , mon cher, je vous permets d’embrasser... pardieu ! il n’y u pas si long-temps que vous jouiez ensemble !.. Mais comment vous trouvez-vous ici, quand nous vous cherchionssur la grande roule ?
C’est tout simple, mon impatience me faisait trouver les heures aussi longues que des siècles. J'ai fini par demander une permission à mon colonel... il me l'a accordée... et je suis parti par an chemin de traverse, au risque de me casser le cou, mais daus l'espoir d'arriver un quart d'henre plus tôt. Comme j'allais descendre chez matante, on m’a dit qu'elle était chez vous... et je suis venu. Mais vous-méme ?
M. DE VARNA
Nous avons rencontré , sur la route , des dragons de votre avant-garde qui nous ont empêchés d'aller plus loin...
M"* F ABRI CI VS
Tu ne pouvais arriver plus à propos. Nous allions demander un congé pour toi au ministre.
LÉOPOLD
Un congé ?
M"* FABRICIIS.
Tu nous en avais priés. Tu exprimais dans toutes tes lettres le désir de revenir à Stutlgard, de revoir la compagne de ton enfance.
LÉOPOLD
Je ne sais si je l'ai dit , mais je le pensais. m”* fabbicius, bas.
Hé, va donc ! on a bien de la peine à te faire parler.
M. DE VARNA
Ça, j’estime que cette course à cheval vous a donné de l'appétit ; ne prendrez-vous rien avant le dîner.
LÉOPOLD
Si fait, si fait; surtout si vous ne dînez pas* tout de suite.
U— FAUR1C1US , lias.
Léopold!..
LÉOPOLD
Cependant, toute réflexion faite... l'émotion que j’éprouve... j’attendrai...
u. FABRICIUS.
Tu feras bien; il ne faut jamais gâter ses repas. (Entre un domestique.)
M. DE VARNA
Qu’est-ce ?..
LE DOMESTIQUE, tenant des papiers.
DclapartdcM.de Raab, pour cette affaire qui doit être jugée demain.
* II, *1* Varna. Ninrltr, M"* Fnliric.ua, LtapoM, M- FaHria«u».
* M. d. Varna, Nin«Ua, I>npold.
UN CAS DE CONSCIENCE