‹ Un cas de coscience comédie en trois actes et en proseChapitre 47 sur 57 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

M. de VARNA , M. FABRICIUS.

u. fa nmc trs.

Hé bien, l’arrivée de l’onde a brouillé les cartes ?..

M. DE VARNA

Que supposes-tu ?

U. FABRICIUS

Qu'il a révélé à soi» neveu le secret de ce malheureux due).

U. DE VARNA

Mais il ne savait pas que je fusse le meurtrier !..

M. FABRICII S.

Dis qu'il feignait de ne pas le savoir. Le jeune homme ayant un caractère ardent, c'était une sage précaution. 11 parait néanmoins qu’il ne veut pas du mariage et qu'il a conservé de la rancune.

Jamais! Jamais!

M. DE VARNA

Et, ils sont sortis?..

NINETTE

Mon père je n’en sais rien. Je l’ai regardé sans pouvoir prononcer une parole, et je me suis retirée. Il m’a fallu bien du courage, allez...

M. DE VARNA

Je le reconnais et je t’en félicite.

NINETTE

C'est donc M. Wolf qui a rompu mon mariage?

lui, qui a l'air si respectable !.. quel mal lui ai-je fait?

il. DE VARNA.

Redescends dans le salon et s’il nous vient des visites...

NINETTE

Je ne veux pas les recevoir; non , mon père, l'effort que j'ai fait devant M. Miller a épuisé tout mon courage. Je vous demande la permission de me retirer dans ma chambre. Ne soyez pas inquiet de moi ; je me ferai bientôt une raison. Puisque M. Miller est un ingrat !.. i

M. DE VARNA

Hélas , il n'a rien à se reprocher...

NINETTE

Comment !.. m'abandonner quand il vient d'obtenir ma main ? Vous trouvez .sa conduite excusable?., son oncle lui a donné de mauvais conseils, je le vois bien ; mais il ne devait pas les accueillir! et quand M. Wolf lui aurait défendu de m'épouser! eh bien, ou n'obéit pas! orf se révolte !..

M. DE VARNA

"• Tn as raison. Et après tout, si ce n’est pas celuilà que tu épouses... ^

M. DE VARNA

Et ne pas soupçonner d’où me vient la haine de cette famille ! 11 ne veut pas me voir, a-t-il dit ; mais Dieu merci , il n'a pas encore quitté Stuttgard et je saurai bien le rejoindre.

(Il sonne. )

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