‹ Un cas de coscience comédie en trois actes et en proseChapitre 46 sur 57 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

M. de VARNA, M. FABRICIUS, NINETTE.

M. DE VARNA

Jamais?., jamais?., il a dit que tout était rompu pour jamais ?..

NINETTE

Vous commenciez à trouver son absence un peu longue : je suis venue dans cette salle pour fui dire que plusieurs de vos amis étaient arrivés à qui vous vouliez le présenter comme votre gendre... à ce mol, il a Tait un grand mouvement; des larmes ont coulé de ses yeux ; il s'est jeté sans rien dire dans les bras de son oncle... J'étais tonte troublée de cet accueil ; car ce n'est pas là ce que j’attendais ! voyant qu’il ne voulait pas me répondre, je me suis adressée à M. Wolf, et je lui ai demandé s'il ne comptait pas vous voir... Non, Mademoiselle, a-t-il répondu, cet entretien serait inutile. Veuillez agréer l’expression de mes regrets... et alors M. Miller s’est tourné vers moi . et d’une voix étouffée par ses sanglots : adieu , m'a-t-il dit , tout est rompu ; je ne vous reverrai jamais!..

M. DE VARNA

Calme toi.

NINETTE

*<&• NINETTE

Ab! ne me parlez d'aucun autre! j’ai le monde en boireur. Je passerai ma vie près de vous. Je ne veux jamais me marier.

(Elle sort.)

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