CB A BLES. M. WOLF
Continuel, monsieur, continuez...
M. DE VARNA
« Quand je revins à moi, j’étais en sûreté, «mais j'étais perdue. J'entendis tout-à-coup au- «près de moi la voix de ma tante qui m’appcn luit. .. Me voici!., me voici!., m’écriai-je... «Alors ce malheureux prit la fuite; et, quand je «me levai, mon pied heurta ce carnet que je vous •donne et qui m’a révélé son nom... Deux ans •après nous nous sommes mariés. C’est laque • mon malheur cesse et que mon crime com- •mence. Frédéric, j’étais mère, et ma tante «élève mon enfant. Pardonnez-moi de vous avoir «trompé! «
M, WOLF
Hé bien?
M. DF. VARNA
Hé bien ! ma surprise et mon indignation sont si fortes que je ne puis encore m’expliquer.
M. WOLF
Cette lettre vous confond?
M. DF VARNA
File m’apprend que la mort de votre beaufrère n'est pas le seul de vos malheurs que j’aie à me reprocher.
M. WOLF
Vous avouez que vous êtes coupable ?
M. DF VARNA
Non pas comme vous le croyez !.. « L'habit qu'il portait m'inspira de la conGance... » Son amitié m'en inspirait aussi, l'indigne! ai-je pu prévoir une aussi lâche trahison !
M. WOLF
Que dites- vous ?