U. DE VARNA. ? M. DK VARNA
Votre sœur... Hélas! elle est bien naturelle, et toutes les cir-
m. wolf. constances m'accusaient !
Et voici une lettre, un adieu suprême, qui I m. wolf.
nous expliqua sa mélancolie et la langueur fatale Une méprise ! dont elle est morte, à l’ûge de vingt-cinq ans!.. ! m. df. varna.
Lisez, monsieur, lisez. ! Ah ! malheur irréparable ! comment n’avez-
m. de varna, lisant. j vous pas eu l’idée que celui dont le nom est
■ Frédéric, ne me regrettez pas, j'étais indi- 1 écrit sur cette carte et le misérable qui a cansé la «gne de vous. Le chagrin sous lequel je succombe * mort de votre sœur pouvaient n'étre pas le même «date de mon voyage à Vienne, et de celte fête si j homme ?
«malheureusement célèbre où ma tante me con- j m. wolf.
«duisiL Devais-je aller à une fête sans mon frère | Cela n'est pas, monsieur, cela ne peut pas «et sans vous? Vous savez quelle se tcrniiua être.
• par un incendie. Quand il se déclara, ma tante j II. de VARNA.
«et moi noiLs fûmes séparées par la foule. Je . Et moi, je vous jure que c’est la vérité.
• fuyais au hasard dans les salons enflamméss il. wolf.
«quand je rencontrai un officier de la Landwher, f Ciel !.. Et qui serait donc le coupable?
«qui, une heure avant, nous avait abordées, i w. de varna.
sans nous connaître, et nous avait suivies assez 1 Un ancien ami, à qui je rougis maintenant d’a- » long-temps... L’uniforme qu’il portail m'inspira I voir donné ce nom.
•de la confiance... éperdue, presque évanouie, I m. woi.f.
«je me laissai entraîner et sauver par lui... pour Ce lâche était votre frère d’armes dans la quoi n'ai-je pas mieux aimé mourir?.. » ajournée qui a sauvé l’Allemagne?
Mon cher oncle...
M. WOLF
Vous avez, je crois, quelque confiance dans mon expérience et dans mon amitié. Je vous prie de nous laisser et d'aller m'attendre !
CHARLES, en sortant.
Oh ! je veux tout savoir !
(Il rentre chex lui.)