‹ Un cas de coscience comédie en trois actes et en proseChapitre 9 sur 57 · XI. FABRICIUS · texte numérisé non relu

XI. FABRICIUS

Je voulais dire : Content de vos fonctions ?

M. MILLER

Je suis fier d’être admis à prendre part à ses travaux...

m. fabricius.

M. de Varna a du crédit, beaucoup de crédit:

il peut vous pousser dans les emplois. A votre place , je me ferais attacher à quelque ambassade.

M. MILLER

Ah ! je n’ai pas d’ambition : je ne désire aucun changement dans mou état.

M. FABnicirs.

Diable !.. Vous feriez bien cependant de profiter de ses bonnes intentions. Il va marier sa fille , et c’est un événement qui donnera peut-être un autre cours à ses idées...

M. MILLER

M ll# de Varna se marie?..

A mon neveu , M. de Blumenthal. Il revient exprès...

M. MILLER

Exprès ?..

m. fabricius.

C’est une affaire arrangée entre nous depuis long-temps. Ne le saviez-vous pas?..

M. MILLER

Non... si... si fait : recevez mes félicitations.

il. fabricius.

Et vous, songez au conseil que je vous donne: Votre position chez M. de Varna est précaire, et, s’il se présentait une occasion de l’améliorer...

M. MILLER

Monsieur, j’ai eu des raisons particulières pour accepter la place qu’il m’offrait. Si je la quitte , ce ne sera que pour reprendre ma liberté.

m. fabricius.

A votre aise. La liberté est une belle chose. Une place n’est rien , mon cher ami ; on peut toujours donner sa démission ; mais le mariage!.. ah! le mariage! n’euviez jamais le sort d’une [jereonne qui se marie !.. (A part.) M“* Fabricius ne s’était pas trompée. Ces femmes ont un instinct!.. (Haut.) A bientôt.) (11 sort)

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