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véritablement congénitale elle aussi, et ce caractère de
dyspnée immédiate s’avère, semble-t-il, comme constant.
Dans tous les cas où l’observation a été de quelque durée, le caractère paroxystique de cette gêne respiratoire s’est, lui aussi, affirmé.
Des poussées inflammatoires ont pu y jouer un rôle, de même qu’un certain élément spasmophile : nous nous bornons à des hypothèses. Le fait demeure que ces paroxysmes existent, se répètent pour des causes variables : bruit, mouvement, émotion, ou même sans cause.
Ces paroxysmes semblent particulièrement sévères et toutes les observations qui en font mention les considèrent comme un élément particulièrement dangereux de l’affection.
Ils surviennent sur un fond permanent, et souvent déjà grave, de dyspnée et sont véritablement impressionnants. Dans notre observation, comme dans les précédentes, on a vu qu’ils ont fait craindre la mort subite tant l’asphyxie qu’ils provoquaient était considérable. Ils ont très sérieusement fait hésiter M. H. P. CHATELLIER à pratiquer la laryngoscopie de peur d’en déclencher un et de voir cette exploration entraîner la mort.
Cette dyspnée s'accompagne de stridor et celui-ci est plus ou moins intense. Les modifications anatomiques du larynx dues au kyste expliquent parfaitement ce symptôme.
De même, ces caractères anatomiques expliquent parfaitement aussi la résistance de cette dyspnée aux
antispasmodiques.