‹ Un Cas de Dyspnée LaryngéeChapitre 15 sur 25 · CIO EE · texte numérisé non relu

CIO EE

Mme BELLOCQ et PERNOT signalent le peu d’efficacité d’un traitement par la belladone et le gardénal, ainsi que le peu d’action de l’oxygénothérapie.

Il est permis de supposer que, même eût-on employé en outre des procédés ultra-modernes, ou prétendus tels, comme la tente à oxygène ou le «conditionnement » de l’air par humidification, les résultats eussent été sans doute décevants devant cette asphyxie purement mécanique. |

Le rejet de la tête en arrière semble plus inconstant bien que ce soit un signe classique de sténose laryngée.

Le tirage fut par contre toujours très intense, rétractant non seulement l’épigastre, les fosses sus-claviculaires et les espaces intercostaux mais aussi la région

sternale.

La cyanose fut également observée d’une façon à peu près constante.

Anna PUNDER insiste sur un symptôme, selon elle, important : l’augmentation de la dyspnée lors de l’alimentation à la sonde.

Il nous semble que c’est là un signe particulier à son cas de kyste haut situé; la sonde serait sans doute sans effet dans un cas comme le nôtre. Enfin cette manœuvre nous paraît dangereuse, susceptible de déclencher des paroxysmes.

La voix fut toujours rauque, les cris voilés dans tous les cas où il en est fait mention. |

Il nous semble par contre justifié d’insister sur l’altération de l’état général.

La température reste normale sauf en cas d’infection respiratoire sura] outée.

Le poids, dans les cas d’une certaine durée, ne tarde

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pas à subir les conséquences indirectes de cette dyspnée interdisant l’alimentation. Après s’être plus ou moins maintenu, il s’abaisse rapidement.

La déshydratation est intense.

Dans l’observation que nous rapportons l’état général finit par être altéré au point que le plus simple examen semblait constituer un danger mortel.

La trachéotomie, comme dans le cas de Mme BEL- LOCQ et PERNOT, ne fut pratiquement tentée qu’in exiremis tant l’état précaire de ces nouveau-nés rendait l’intervention peu engageante.

L'évolution semble d’une durée variable avec le volume, laugmentation du kyste, son infection secondaire et toutes les conséquences que comportent ces facteurs.

La mort est, jusqu’à maintenant, l’aboutissant fatal de l’affection dans tous les cas publiés.

Sur quoi baser le diagnostic d’une telle affection?

Tout d’abord sur les éléments cliniques sur lesquels nous avons insisté et dont le principal est une dyspnée immédiate, apparue dès la naissance, accompagnée généralement de stridor, de tirage intense et subissant des paroxysmes.

Nous serons bref sur le diagnostic différentiel. En effet l’examen attentif permet d’écarter les affections entraînant une dyspnée d’origine pulmonaire.

Les dyspnées trachéales entraîneraient classiquement un rejet de la tête en avant, seraient à prédominance expiratoire, ou aux deux temps.

En fait, seule l’hypertrophie du thymus nous semble à retenir : l’examen radiologique permet d’écarter ce

diagnostic.

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