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Les nombreux ouvrages embryologiques que nous avons pu consulter nous font penser que ce travail
Embryon de 36 mm. (collection H. P. Chatellier) schématisé. Coupe horizontale du larynx à la hauteur des aryténoïdes montrant :
— Squelette cartilagineux très bien individualisé ainsi que les éléments musculaires.
— Thyroïde médiane en voie de fusion avec les deux ailes : c’est le seul point où les formations émanant du cornet laryngien ne sont pas séparées par un tissu conjonctif lâche {plan de clivage) des formations d’origine branchiale.
— Indépendance parfaite du pharynx et du larynx.
On est frappé par l’aspect de cette coupe qui montre bien que l’évolution du larynx est déjà complète.
Nota. La coupe très légèrement oblique intéresse la corne supérieure du cartilage thyroïde gauche et passe au-dessous de celle-ci à droite.
n’a jamais été très à l’honneur car le chapitre concernant le larynx est inexistant, bref ou sibyllin!
Une heureuse exception nous a cependant été d’une très grande utilité pour étayer nos hypothèses : l’Embryologie humaine de Dubreuil (1941).
Voici, d’après cet auteur, comment se présente le
eine | D.
développement du larynx sur des embryons de 3 à 5 nm. :
— Entre les extrémités antérieures des arcs bran- Le chiaux existe sur la paroi antérieure de l'intestin ea
céphalique une zone dite champ mésobranchial.
— A la partie supérieure de ce champ, entre les extrémités ventrales (ou antérieures) des deux premiers arcs existe une petite saillie : le tubercule lingual ou tuberculum impar de His, qui donnera une partie de la région moyenne de la langue.
— A la partie inférieure de ce champ on voit une saillie transversale, la furcula de His qui délimite sur la paroi antérieure de l’intestin céphalique un sillon tranversal au sulcus terminalis marquant l’orifice supérieur du larynx.
l | { , tuberculum impar
champ méso-branchial
suleus terminal “74
furcula
larynx
Paroi ventrale de l'intestin céphalique. Embryon de 2 mm. 45. La paroi dorsale à été abrasée. D’après Kollmann, in Dubreuil.)
Latéralement, la furcula se perd dans un sillon latéral profond que l’on considère comme la 5° fente