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tuberculum impar
champ méso-branchial
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arcs larynx
ébauches pulmonaires
cavité pleuro-péricardique
Même vue que sur le dessin précédent mais sur un embryon plus évolué. (D’après His in Dubreuil.)
Vers le deuxième mois l’appareil branchial ectodernique, visible extérieurement, disparaît en majeure partie.
Peu à peu le 3° arc déborde latéralement le 4e, le 2e déborde le 3€ et cet ensemble se tasse sur la paroi thoracique primitive en formant à droite et à gauche une fissure bordée, du côté céphalique par les 3e et 4° arcs encore reconnaissables et, du côté cardiaque, par la paroi thoracique primitive.
Cette fissure est le sinus précervical de His.
Progressivement les deux berges de ce sinus s’affrontent et l’ectoderme qui les recouvrait disparaît, sauf un petit cordon épithélial qui relie la partie profonde
Gp
du sinus, transformée en vésicule close, à l’ectoderme cutané de la région du cou.
Paroi ventrale d’intestin céphalique (embryon de 12 mm.5). D’après Kollmann in Dubreuil.)
Cette vésicule épithéliale qui est accolée au ganglion | 4 du pneumogastrique disparaît complètement et il ne reste plus trace extérieure des 3€ et 4€ arcs et fentes branchiaux. |
Le 3° arc ou arc hyo-thyroïdien fournit :
— les parties molles du cou dans la région moyenne;
— les grandes cornes de l’os hyoïde;
— la partie supérieure du cartilage thyroïde; — les piliers postérieurs du voile.
— Son nerf est le glosso-pharyngien.
Le 4€ arc ou arc aortique fournit :
— les parties molles du cou dans sa région basse; LEE
— la portion inférieure du cartilage thyroïde.
Son nerf est le pneumogastrique par l’intermédiaire du laryngé supérieur.
Quant aux 5° et 6€ arcs, arcs rudimentaire et pul- : monaire, ils ne sont qu’ébauchés chez l’homme et seulement sur la face pharyngienne; ils sont ensevelis : dans le thorax. |
Telle est la genèse du squelette laryngé.
HTC
Dans cette description un élément nous intéresse plus particulièrement puisqu'il peut être à la base d’une hypothèse susceptible d’expliquer la formation d’un kyste laryngé congénital : c’est la formation puis l’isolement en cavité close du sinus précervical et sa disparition ultérieure. Ne pourrait-il se faire que, de façon anormale et pour une raison qui nous échappe, ce sinus ne disparaisse pas complètement et que le débris embryonnaire ainsi constitué évolue pour son propre compte secondairement ?
Au cas où une telle éventualité se produirait à la partie toute profonde du sinus, on pourrait voir là l’origine possible d’un kyste laryngé.
Enfin un tel kyste pourrait également se concevoir comme une émanation de la face profonde des 32 et 4€ arcs branchiaux qu’on trouve à l’origine du cartilage thyroïde.
Le début de l’appareil respiratoire se fait par une végétation en forme de gouttière verticale de l’épithélium intestinal sur la face ventrale de l’intestin céphalique chez l’embryon de 3 mm. L’extrémité inférieure de cette gouttière donne un bourgeon. qui descend en direction caudale sur l’embryon de 4 mm. : c’est la trachée primitive qui se bifurque en donnant deux bourgeons latéraux, rudiments des poumons droit et gauche.
La portion supérieure de la gouttière donnera le larynx:
La gouttière pulmonaire primitive s’est en effet refermée en arrière par une cloison qui la sépare de l’œsophage. La partie céphalique représente l’ébauche du larynx ét reste ouverte dans le pharynx par une
fente qui se transforme en orifice losangique que borde en avant la furcula. Celle-ci formera avec le 4€ arc l’épiglotte et les replis pharyngo-épiglottiques et glossoépiglottiques au 3° mois.
Les parois latérales de la gouttière laryngée, dans la région supérieure, au niveau des bandes ventriculaires, se rapprochent et se soudent dansle plan médian par leur épithélium, formant ainsi une lame sagittale étendue depuis l’orifice pharyngien jusqu’à la région glottique.
Il persiste dans cette lame deux petits canaux : l’un antérieur, ou canal vestibulaire, qui va de la trachée à l’orifice supérieur du larynx, l’autre postérieur qui va de la trachée au pharynx, canal pharyngotrachéal.
Cette lame épithéliale se désagrège ensuite et rétablit une large communication entre la glotte et le pharynx. |
Les ventricules du larynx apparaissent à la fin du 2€ mois comme deux bourgeons épithéliaux latéraux pleins qui se creusent plus tard d’une lumière (cavité des ventricules) ouverte dans la glotte.
Les ventricules séparent les bandes ventriculaires en haut des cordes vocales en bas. x
Ici encore,ne peut-on admettre les hypothèses suivantes :
— soit la persistance et l’évolution pour son propre compte d’un fragment de la lame sagittale épithéliale que forme la jonction privisoire des bandes ventriculaires ?
— soit la persistance anormale, l’isolement et l’évolution propre d’une portion des bourgeons épithéliaux
qui développés au 2€ mois et se creusant plus tard, constituent l’origine des ventricules laryngés ?
Certes, ce ne sont là que des hypothèses que rien actuellement ne permet de confirmer, mais elles semblent vraisemblables au cours d’un développement aussi complexe se faisant en plusieurs étapes et comportant de multiples périodes de régression.
On peut donc admettre, si l’on élimine l’origine glandulaire d’un kyste laryngé comme celui que nous avons décrit, que l’origine se fait d’une façon très précoce, au cours même de la formation des divérs éléments du larynx.
En résumé, il semble possible d'admettre qu’un tel kyste provienne au point de vue embryologique :
— soit de la face profonde de la lame chondro-thyroïdienne ou du sinus précervical de His dans sa partie toute profonde;
— soit de la muqueuse ou des éléments périphériques du tube laryngien primitif;
— soit d’une inclusion lors de la conjonction des éléments branchiaux (lames chondro-thyroïdiennes) avec le larynx primitif (extrémité supérieure du bourgeon respiratoire);
— soit enfin un isolement et une dégénérescence kystique de certains éléments épithéliaux de la région, se résorbant incomplètement de façon anormale.
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